Côte d'Ivoire

Africa Sports d’Abidjan : Une assemblée générale élective prévue ce vendredi, Antoine Bahi charge Alexis Vagba

« Si je parle, Vagba risque de piquer une crise et tomber »
« Les supporters m’ont donné l’ordre de le sanctionner à vie »
30/07/2020
Africa Sports d’Abidjan : Une assemblée générale élective prévue ce vendredi, Antoine Bahi charge Alexis Vagba
Le président délégué de la section football de l'Africa Sports d'Abidjan, Antoine Bahi, et les supporters vont élire un nouveau président du club ce vendredi 31 juillet 2020

Le président délégué de la section football de l’Africa Sports d’Abidjan, Antoine Bahi, et plusieurs structures dudit club organisent, ce vendredi 31 juillet 2020, à 8 heures, l’assemblée générale élective à l’Hôtel Astoria, à Yopougon pour élire un nouveau président, comme le prévoit le protocole d’accord transactionnel. Antoine Bahi en a profité pour expliquer toutes les démarches menées auprès du président du Bureau Exécutif, Alexis Vagba.

Vous avez fait la révision des textes et vous avez décidé d’organiser l’Assemblée générale élective ce vendredi 31 juillet 2020…

Justement, c’est pour vous dire que nous sommes en phase avec le protocole d’accord transactionnel que nous suivons depuis le début du championnat. Après le 31 juillet 2020, nous serons forclos et pour ne pas que l’Africa Sports d’Abidjan ait des problèmes, nous organisons l’assemblée générale élective ce vendredi.

Mais pourquoi avoir attendu tout ce temps pour organiser le toilettage des textes et l’Assemblée générale élective en un laps de temps ?

Moi, je suis militaire, je respecte ce qu’on me dit de faire. Depuis le début de la mise en œuvre du protocole d’accord, j’ai toujours été l’homme qui aime ce qui est droit. On me dit que Vagba et moi, sommes cosignataires du protocole. Je respecte cela. Son trésorier fait le point des dépenses, il me les apporte. Je signe et il signe. Pour former le bureau, il a donné 10 noms, j’ai donné 10 noms. Le bureau a été formé. Il a signé et j’ai signé. Donc depuis le début du championnat, c’est comme ça que nous fonctionnons. Je respecte cela. Les gens (la FIF : ndlr) nous ont donné deux dates. Vous avez fait des palabres, mais voilà ce que vous devez faire désormais. Au plus tard le 31 mars 2020, vous faites le toilettage des textes. Et le 31 juillet 2020, l’élection du président du Bureau Exécutif de l’Africa Sports d’Abidjan. A cause de l’épidémie du coronavirus, on n’a pas pu faire le toilettage des textes. Mais quand le gouvernement a dit qu’on pouvait se réunir à 50 voire 200 personnes, c’était le moment propice pour faire le toilettage des textes. J’ai interpellé le président Vagba Alexis. Chaque jour que Dieu fait, je l’appelle mais il n’a jamais voulu faire le toilettage des textes. Et c’est ainsi que j’ai opté par des courriers pour l’interpeller. J’ai fait un premier courrier que je lui ai adressé pour attirer son attention pour qu’on fixe ensemble une date pour le toilettage des textes. Il n’a pas réagi. On a repris le même courrier pour lui donner une forme juridique en le remettant à un huissier pour lui signifier. Vagba a fait la décharge. J’ai attendu en vain, il n’a pas réagi. Mais attend, on ne peut pas être forclos. Présentement, il n’y a pas de championnat. Qu’est-ce que nous allons devenir après le 31 juillet 2020 ? Si on n’a pas un président, on fait quoi ? Le championnat va commencer, comment sera la vie du club ? Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. L’autre (Alexis Vagba : ndlr) ne veut pas aller au toilettage des textes et à l’élection. C’est sous la pression des supporters que nous avons fait le toilettage des textes avec une dizaine de juristes. On a fini et il faut respecter la date du 31 juillet 2020. Nous voulons respecter le protocole d’accord.

Quelle a été l’attitude de la FIF censée veiller à la bonne application du protocole d’accord ?

L’Africa Sports d’Abidjan est une association. On va pisser, on va demander l’avis de la FIF ? Ils savent très bien, nous les avons saisis. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas informés. On a écrit à la Fédération pour qu’elle nous assiste pour faire le toilettage. Ils ont dit que c’est l’Africa Sports d’Abidjan qui doit organiser le toilettage des textes et qu’ils viennent pour assister. J’ai le courrier que j’ai adressé à la FIF. Les supporters du club se sont déplacés pour aller voir le directeur exécutif de la FIF (Jean Baptiste Sam Etiassé : ndlr), il leur a dit que l’Africa Sports leur appartient et qu’ils fassent ce qu’ils veulent de leur club. Convoquez votre AG. Vagba refuse de faire le toilettage des textes, la FIF dit aux supporters de prendre leurs responsabilités. Mais on ne va pas laisser mourir le club comme ça. Et je refuse cela. Et c’est pour cela que j’ai pris le taureau par les cornes.

Toutes les structures du club ont-elles été associées à la révision des textes et l’AG élective ?

Oui ! Ce sont les différentes structures qui ont fait les textes. Le mercredi, nous avons remis ces textes aux juristes pour qu’ils les retouchent. Ce sont les supporters qui ont travaillé pendant près d’un mois pour faire ces textes.

Avec ce délai très court, les éventuels candidats auront-ils la possibilité de déposer leurs dossiers ?

Va-t-on laisser l’Africa Sports d’Abidjan mourir par la faute d’un seul individu, Alexis Vagba ? On ne va pas rester dans ce flou artistique qui arrange certaines personnes. Il faut qu’on respecte le délai que la FIF nous a donné, même si elle n’est pas prête à nous aider. L’Africa Sports d’Abidjan est devenu leur chiffon et je ne peux pas accepter cela. Je ne peux pas être comptable de la mort de l’Africa Sports d’Abidjan, jamais. Je prends le club et je le remets aux supporters.

Etes-vous candidat à cette élection ?

Moi, je suis candidat et la seule chose que je demande aux Membres associés, c’est de venir voter le candidat de leur choix. Moi, je suis dans la légalité, dans le droit. Nous voulons sauver une situation, la vie du club. Et je veux marquer positivement mon passage à l’Africa Sports. Je veux qu’on retienne que le club a eu de bons textes sous Antoine Bahi. Je ne suis pas un parachuté. En 1984 déjà, j’étais président du sous-comité Banco II…A Odienné où j’ai été affecté, dans le cadre professionnel, j’y ai installé un comité. Vous savez par la suite ce que j’ai fait à Agnibilekrou où j’étais le président régional des supporters. Abengourou, Tanda, Bondoukou, je régnais sur toutes ces régions. Nous organisions des convois et nous rivalisions avec le comité communal de Yopougon. Après Agnibilekrou, je suis venu à Abidjan où j’ai dirigé le comité communal de Yopougon. Le grand travail que j’abattais à la tête de Yopougon a marqué le président Alain Richard Donwahi, si bien qu’il m’a appelé à ses côtés pour me nommer président des supporters du club. Depuis Donwahi jusqu’aujourd’hui, je suis là. Je ne suis pas comme ceux qui se font passer pour le porte-parole de l’Africa Sports. Je ne sais même pas à quel sous-comité ils ont appartenu. Chacun a son passé.

Les sages du club seront-ils à l’assemblée générale élective de ce vendredi 1er août 2020 ?

Ce que je n’ai pas encore dit, c’est sur instruction du doyen Cheickna Sylla. On l’a appelé pour l’en informer et il a dit très bien. Il a dit, je suis là, je vous regarde. Il a dépêché un juriste lors du toilettage des textes. Donc le garant moral qui est Cheickna Sylla est au courant du toilettage des textes et de nos démarches.

Il semblerait que le président Alexis Vagba vous aurait suspendu…

Laissez Vagba, il a un problème de santé. Si je parle, il risque de tomber. Je veux parler de l’Africa de Vagba, il risque de piquer une crise. Lui, Vagba, peut-il me suspendre ? C’est lui qui dit qu’il est allé à l’école, il dit qu’il est informaticien. Ah donc quand on est informaticien, on ne sait pas lire. Nous sommes dans le protocole. Lui et moi, sommes même chose, en vertu du protocole. Il signe et je signe. Le protocole dit que lui et moi devons prendre les décisions ensemble. Il faut se mette d’accord avant de faire quoi que ce soit. C’est écrit et ce sont ses amis qui ont écrit. Pourquoi ne veut-il pas respecter ? Il est au-dessus de qui ? S’il doit me sanctionner, lui et moi, nous nous asseyons et nous parlons de ma sanction et j’admets que j’ai commis une faute te je lui demande de me sanctionner. A ce moment, il signe et je signe. Sinon, lui seul ne peut pas prendre une décision pour me sanctionner. Lui-même, je vais le sanctionner parce qu’il est dans le faux. Il parle de textes. Quels textes ? On fonctionne sur la base du protocole. Le papier qu’il a signé devant toute la nation, il ne sait pas le lire ? Comme il commet toujours des erreurs, lui seul m’a sanctionné. Mais moi, les supporters m’ont donné l’ordre de le sanctionner à vie. Qu’il attende, les pétitions arrivent et il ne parlera plus de l’Africa Sports d’Abidjan. Quand on parlera de ce club, il bouchera les oreilles et fermera les yeux.

 

Adolphe Angoua

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Adolphe ANGOUA

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  • SOURCE: Linfodrome
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