Abidjan

Mme Sakanoko Soungbè (directrice du sport pour tous) : « Le ministre est fier de moi »

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mme-sakanoko-soungbe-directrice-du-sport-pour-tous-le-ministre-est-fier-de-moi La directrice du sport pour tous, Mme Sakanoko Soungbè (en casquette) en pleine activité physique à Treichville
Sport

Invitée, ce dimanche 25 septembre 2022, à l’activité sportive de ‘’Les Amis du Dimanche’’ de Treichville, la directrice du sport pour tous, au ministère des Sports, Mme Sakanoko Soungbè, s’est confiée à Linfodrome.

Quelle est la raison de votre présence à cette activité sportive à Treichville ?

J’ai été invitée par la mairie de Treichville qui fait partie des rares communes qui, sportivement, se battent. Je suis venue et je découvre une très belle activité de ‘’Les Amis du dimanche’’. C’est à croire que moi-même je suis ‘’Amis du dimanche’’ parce que j’étais au commencement de ce rassemblement à l’époque. Comme Ali Thierro, le responsable de cette activité, le dit, c’est moi qui, la première fois, ai permis qu’on les voit à la RTI. Depuis ce jour, je suis leur partenaire et ils m’associent à beaucoup d’activités. J’ai été invitée à une activité ici à Treichville qui a été initiée par les jeunes d’Arras. J’ai été agréablement surprise de voir une très belle activité, de voir beaucoup d’autorités de Treichville autour. Cette activité est patronnée par le ministre Amichia. S’il continue sur cette lancée, Treichville sera la première commune sportive.

En dehors de l’activité du jour, quelles sont les activités que vous menez régulièrement à la direction des sports pour tous ?

Je fais des visites inopinées dans les communes, avec les clubs qui font des activités en plein air pour voir dans quelles conditions ils sont. Je fais même le point des salles de sport pour voir si elles sont dans de bonnes conditions. Quand j’y vais, je ne m’assois pas pour regarder. Je participe effectivement aux différentes activités sportives. D’ailleurs, c’est pour cela que je suis heureuse de venir ici aujourd’hui. J’en tire une satisfaction personnelle de voir la population qui est heureuse de voir le ministère des sports à leurs côtés parce que je représente naturellement le ministère des Sports. Quand je viens qu’on me présente en tant que représentante du ministre des Sports, j’en suis fière. Et c’est ce que le ministre souhaite. Il souhaite que nous travaillions sur le terrain. Il veut voir la population en train de faire du sport. Il veut voir du monde en train de faire du sport. Et c’est avec joie que je viens le représenter et participer pour qu’il sache que le ministère des Sports est effectivement sur le terrain.

Il y a aussi des activités de fitness que vous menez à Sebroko…

Le ministre s’est rendu compte qu’il y a au moins 8 ministères à Sebroko. Alors, il a souhaité que nous fassions des activités pour leur bien-être. C’est cela son crédo. C’est comme ça que j’ai initié timidement d’abord au niveau de la direction. Aujourd’hui, ce sont les différents ministères qui viennent.

"On fait tout pour que l’OMS soit fière de nous"

Il y a du monde qui vient. Cela est soutenu par l’OMS qui nous donne des tee-shirts pour ces différentes activités. Tout le monde sait que l’OMS travaille pour la santé. On fait tout pour que l’OMS soit fière de nous. La structure du ministre qui est à Sebroko rassemble la population comme il le souhaite. J’avoue que la mayonnaise a pris et je suis très fière. Je voudrais dire merci à monsieur le ministre parce que sans son accord, on n’aurait pas pu faire cette activité. On lui dit de toujours continuer de nous aider, aider tous ceux qui seront là à accompagner la population pour ces différentes activités.

Comment les clubs sont-ils organisés dans les différentes communes ?

Quand j’ai été nouvellement nommée en 2012, je suis allée dans un autre pays pour m’inspirer de l’expérience de ce pays qui avançait déjà. J’ai vu comment ils organisent leur marche. J’ai même participé à une marche là-bas. Même les sociétés de ce pays luttent pour avoir le parrainage de ces activités. Quand je suis rentrée en Côte d’Ivoire, j’ai créé la fédération ivoirienne des randonnées pédestres et du bien-être (FIRAP).

Nous avons créé cette fédération et Dieu a fait que je suis tombée sur une personne battante, Mme Essan Marie Laure, que j’ai aidée à installer à la tête de cette fédération. Elle me le rend à chaque occasion. Elle me félicite à chaque occasion, elle m’ovationne à chaque occasion. Je voudrais lui dire merci pour sa reconnaissance. Je n’ai pas les chiffres en tête, mais il y a beaucoup de ligues et d'adhérents.  La présidente les a regroupés en ligues par commune. Quand on les met ensemble, vous vous imaginez le nombre d’adhérents, de clubs et de ligues. C’est en cela que je suis fière de ma propre personne et je suis aussi fière de Mme Essan qui a fait que mes recherches n’ont pas été vaines.

Après 10 années de présence à la direction du sport pour tous, quelles sont vos satisfactions et les choses à améliorer ?

Il y a un adage chez nous qui dit que tant qu’on marche, on continue de balancer les bras. Même quand on te dit c’est très bien, il faut continuer à aller au-delà. Je pense qu’on n’est pas encore arrivé. On doit continuer pour avoir encore plus de ligues et d’adhérents pour que notre fédération puisse avoir beaucoup de partenaires pour l’aider. Ce n’est pas facile. Il faut financer ce genre d’activité. Nous souhaitons qu’il y ait beaucoup de personnes pour l’aider à faire cette activité. Moi qui ai accouché de cette fédération, mon souhait est qu’on continue d’aller de l’avant. Vous avez vu que c’est cette fédération qui a eu le prix d’excellence de la meilleure fédération cette année. C’est la FIRAP. Qu’est-ce que moi, Mme Sakanoko, je peux rechercher de plus ?

Le ministre des Sports doit être fier de vous…

Ah oui ! Quant à monsieur le ministre, je ne saurai gâter son nom. Il a toujours été à nos activités. Il nous a toujours félicités. Moi-même, il m’a encouragée plus d’une fois. Je sais qu’il sait ce que je vois. Parce que lui, c’est l’excellence qu’il recherche. Nous autre qui avons commencé en tant que gloire…Nous avons fait le handball. Nous avons fait le 100 mètres plat. Moi qui vous parle, j’ai été la première femme de Côte d’Ivoire à courir en dessous de 12. J’ai fait 11’’8. Le record était à 12’’02. J’ai mis à 12 et j’ai mis à 11’’8. C’était en 1982 que j’ai réalisé ce record. Quelqu’un qui fait ces performances, en tant que gloire du handball, gloire d’athlétisme et qui crée une fédération qui vient d’avoir le prix d’excellence, je pense que je suis fière et je dis merci à monsieur le ministre de m’avoir donné cette opportunité pour pouvoir terminer ma carrière professionnelle…Je suis à 3 ans de ma retraite.

Regardez le chemin. Gloire de handball, gloire d’athlétisme et aujourd’hui la fédération que j’ai créée gagne le prix d’excellence. Je demande au Tout-Puissant de toujours mettre sa main sur moi et sur ceux qui m’ont permis d’être là. Je parlerai des différents ministres qui ont mis leurs mains sur moi. Il y a Dagobert Banzio (paix à son âme). Je parlerai du ministre Légré Philippe qui m’a mise comme directrice, du ministre François Amichia grâce à qui on a eu la parafiscalité pour notre fédération qui en train de progresser. Il y a aussi le ministre Lobognon et le ministre Danho Paulin qui me permet de me bonifier. Il me félicite et est fière de moi.