Libre circulation des biens et des personnes dans l’Uemoa : Voici l’état d’avancement des travaux de construction de Poste de contrôles juxtaposés

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libre-circulation-des-biens-et-des-personnes-dans-l-uemoa-voici-l-etat-d-avancement-des-travaux-de-construction-de-poste-de-controles-juxtaposes La délégation de l'Uemoa et certains acteurs lors de la visite des PCJ. (Ph: DR)
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La circulation des biens et des personnes dans l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) est l’une des priorités des dirigeants de ladite Union qui s’attèlent à la construction d’infrastructures pour l’atteinte de cet objectif. Dans cette optique, des Postes de contrôles juxtaposés (PCJ) sont en cours de construction dans les localités frontalières des pays membres de l’Uemoa.

Afin de s’assurer de l’état d’avancement des travaux de construction des Postes de contrôles juxtaposés (PCJ), un projet d’un coût de 12 milliards Fcfa, des représentants de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont effectué une visite les 21 et 22 juin 2021 sur les différents chantiers. La délégation de l’Uemoa qui s’est rendue à Ouangolodougou était accompagnée, pour la circonstance, de plusieurs responsables en charge du transport et de l’Intégration africaine de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina Faso. 

En Côte d’Ivoire, ce projet connaît un début d’exécution dans les zones frontalières nord du pays, précisément à Zégoua, localité située à une dizaine de kilomètres après Pogo, la dernière ville ivoirienne en partance pour le Mali, et Laléraba dernière localité ivoirienne avant la frontière avec le Burkina Faso.

Yoro Gouali Emmanuel, directeur de cabinet du département chargé de l’aménagement du territoire communautaire et des transports à la commission de l’Uemoa s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux. « Nous constatons que la clôture est faite, le site est délimité, les bâtiments s’élèvent, les travaux d’assainissement ont commencé avec un échéancier qui nous convient jusqu’à ce jour », a-t-il apprécié.

Une fois les travaux achevés, ce PCJ va permettre de regrouper sur un même site à la frontière, toutes les administrations de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso en charge du contrôle frontalier. A savoir la police, les douanes, la police de l’immigration, le transit, les agents de santé et phytosanitaire, le contrôle des chargeurs, les transporteurs, etc.

Yoro Gouali Emmanuel a rappelé, à cette occasion, la mission de la commission de l’Uemoa qui est, a-t-il dit, d’assurer l’intégration régionale et le soutien à la croissance économique des Etats. Aussi toutes les infrastructures qui concourent à l’atteinte de cet objectif retiennent l’attention de l’Union.

Les Postes de contrôles juxtaposés sont des infrastructures devant permettre de régler les goulots d’étranglement, les pertes de temps, et les déperditions financières qui sont générées par ce fait. Il s’agira d’apporter plus de fluidité afin d’arriver à la réalisation de plus de croissance économique. 

Ce projet s’inscrit dans la vision de l’économie d’échelle. A savoir que les potentialités de chaque pays se complètent, pour que l’espace de l’Uemoa, marché économique, marché commun puisse donner les résultats attendus par les différents Etats.

Lancés depuis l’année dernière, les travaux des Postes de contrôles juxtaposés ont été freinés par la pandémie à Coronavirus. Néanmoins, l’entreprise en charge de la réalisation de cette infrastructure a rassuré que les engagements seront tenus. 

Une promesse qui réjouit Sorry Jean Pierre, Préfet du département de Ouangolo, convaincu que « ce projet va changer beaucoup de choses dans la région, dans notre département au plan économique et sécuritaire », a-t-il dit.

La mise en œuvre des Postes de contrôles juxtaposés de Laléraba (15 hectares) et Zégoua (7 hectares) constitue une communication d’intégration sous-régionale de facilitation des échanges économiques et commerciaux entre les différents Etats. À terme, ce sont 11 Postes de contrôle juxtaposé qui seront réalisés aux frontières des 8 Etats membres de l’Uemoa.

Un PCJ est une zone de libre-échange économique, un espace où toutes les administrations du public et les acteurs du privé en charge du contrôle aux postes de frontière sont regroupées afin de faciliter, d’harmoniser et d’accélérer le contrôle frontalier. 

La réalisation des deux PCJ de Laleraba et de Zegoua, faut-il le noter, font un coût global de 12,4 milliards Fcfa, dont une participation à fonds propres de Scanning systems, concessionnaire de la commission de l’Uemoa pour le financement, la réalisation et l’exploitation en BOT (Build, operate, transfer) selon le modèle PPP (Partenariat public privé), de 4,4 milliards Fcfa et 8 milliards Fcfa d’appui financier par un consortium de banques conduit par la Société générale.  

Irène BATH (Avec sercom)