Vente <<illégale>> du complexe sportif des résidences du golf par la Sicogi: tout savoir sur cette affaire ( Exclusif)

Publié le
vente-less-than-less-than-illegale-greater-than-greater-than-du-complexe-sportif-des-residences-du-golf-par-la-sicogi-tout-savoir-sur-cette-affaire-exclusif Image du complexe sportif de la résidence du golf
Sujet du jour

L'affaire court depuis quelques mois. Sur "le pieds de guerre", un bras de fer s'est installé entre  les riverains des résidences du golf " les grands fleuves d'Afrique" et la Société Ivoirienne de Construction et de Gestion Immobilière ( Sicogi) relative à la vente du complexe sportif dudit quartier. Tout savoir sur cette affaire.

<< Non à la vente des aires de jeux, on veux respirer, la vie de la jeunesse compte, souciez vous de notre bien-être >> pouvait-on lire sur les affiches tenues par un groupe de manifestant le samedi 16 octobre 2021 au niveau de la cité " les résidences du golf " dans la commune de Cocody.

En effet, les habitants de ce quartier dénonçaient  la vente du complexe sportif de la cité par la Sicogi à une structure privée du nom de Twin immobilier.

Suite à cette manifestation d'alerte qui a fait le tour des réseaux sociaux et de certains médias, l'équipe de l'infodrome s'est entretenu le 20 octobre 2021 avec le syndic du quartier en vue d'en savoir davantage sur cette affaire.

Le porte-parole du syndic,  du nom de Franck Abiyou, a faire savoir que les habitants manifestaient face à la vente illégale de leur aire de jeux.

Il a indiqué que disposant du titre de cession définitive pour avoir racheté les habitations aux mains de la Sicogi, cette aire de jeux qui est un espace commun leur revenait de droit. Une assertion qu'il fonde sur la loi n° 2015-576 du 26 juin 2019 portant code de la construction et de l'habitat 2019. Cette loi dispose en son article 380 que << toutes les parcelles relevant des parties communes sont la propriété exclusive des copropriétaires représentés par le syndicat des copropriétaires >> . Sur cette base, le porte-parole du syndic a déclaré que c'est << une propriété privée non constructible >>.

Franck Abiyou, a fait savoir que la Sicogi n'avait pas encore réagi sur cette manifestation. Il a néanmoins rappelé que le Directeur général adjoint de la Sicogi les avait reçu après une première manifestation pour faire savoir que ce site faisait parti d'une de leur réserve. << Ils n'ont pas pu nous fournir des éléments convaincant.  Nous avons déduit qu'il s'agissait d'une manipulation du titre foncier qui leur a permis de vendre cet espace.  Et nous avons réitéré la manifestation pour faire obstacle aux travaux du nouvel acquéreur >> a-t-il précisé.

Après plusieurs tentatives téléphoniques,  la Sicogi a ouvert ses portes à l'infodrome le 10 novembre 2021 pour faire des précisions.

L'entretien a été réalisé avec Tuo Zamogo, Directeur de l'exploitation de la Sicogi en présence de ses collaborateurs que sont Fatoumata Touré, responsable RSE, Brigitte Koffi, Conseillère juridique et Aminata Chérif, chargée de Communication.

Selon le Directeur de l'exploitation, c'est à juste titre et de plein droit que la Sicogi a mis a disposition d'un partenaire privé, une partie de ladite parcelle.  << Cette parcelle à fait l'objet d'une demande de morcellement datant du 14 septembre 1982 au profit de la Sicogi. Elle possède à cet effet, le titre foncier n° 28912 qui est différent du titre foncier de l'assiette foncière sur laquelle a été réalisée l'opération de la "Riviera zone 1 Ouest". Ce surplus de terrain a été réservé depuis 1982 pour une utilisation ultérieure, comme la Sicogi l'a fait lors de la réalisation de certaines opérations>> a-t-il expliqué avant de préciser que << Ayant fait de cette parcelle qui, du reste, ne fait pas partie du lotissement de la " Riviera Zone 1 ouest ", un espace sportif au fil du temps, certains riverains et usagers de ce lotissement ont cru, à tort, que ladite parcelle appartenait aux parties communes de leur copropriété >>.
Il a par ailleurs, indiqué que la Sicogi envisage mettre << gracieusement >> a la disposition des riverains, une partie de la superficie restante pouvant abriter un complexe sportif et un aire de jeux.

Rappelant que cette information avait au préalable été portée à la connaissance du syndic. Toutefois, il a réitéré leur disponibilité à continuer les discussions avec le syndic des copropriétaires.

Pour l'heure, on observe une accalmie dans cette affaire, les travaux de construction qui devaient être engagés par le nouvel acquéreur ont été stoppés. Les riverains se réveillent chaque jour avec la peur au ventre de constater la disparition de leur seul espace de loisirs.

Les parties doivent se rencontrer au plus tôt pour trouver une solution définitive.
Donaldony