Cellule 39, l'ex-combattant maté dans la vidéo qui circule rompt le silence: "Nous n'allons pas tomber dans leur piège"


27/10/2017
Cellule 39, l'ex-combattant maté dans la vidéo qui circule rompt le silence: "Nous n'allons pas tomber dans leur piège"
Amadou Ouattara, le leader de la Cellule 39 maté dans la vidéo, dénonce une manipulation

Le président des ex-combattants démobilisés de la Cellule 39 de Bouaké, Amadou Ouattara  est monté au créneau ce vendredi 27 octobre 2017, pour apporter une clarification sur une information faisant état de son arrestation à la suite d'une manifestation tenue le jeudi 26 octobre dernier à Bouaké.

 

Au cours d'un point de presse, le premier responsable des démobilisés a qualifié cette information d'intoxication visant à pousser les ex-combattants à la révolte. « Je voudrais dire aux auteurs de ma vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux et dans certains médias  qui ont publié ma photo que j'ai été arrêté lors d'une marche à Bouaké, ensuite maté. Je leur demande de venir désormais à la source de l'information. Je pense que ce sont des gens qui veulent que le pays brûle, mais ils se trompent. Qu'ils viennent me dire l'endroit où cette marche s'est tenue ? Je leur demande de ne pas rester dans les bureaux et prendre des informations sur les réseaux sociaux pour me salir. Je pense que c'est de l'insulte à ma personne.  Parce que je n'ai pas annoncé de grève pour qu'on m'arrête. J'ai pas été tabassé ce jeudi (26 octobre 2017), on ne m'a rien fait, j'ai même donné les informations vraies à ceux qui sont venus vers moi. Ceux qui pensent pouvoir manipuler les démobilisés se trompent », a-t-il martelé. Quant à la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il a tenu à situer le contexte dans lequel celle-ci a été faite. « Je suis bel et bien celui qui est maté dans la vidéo. Cette vidéo sur les réseaux sociaux est une réalité, mais elle ne date pas de ce jeudi 26 octobre 2017comme tentent de le faire croire certains. Cette vidéo a été filmée par des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) au sein de leurs locaux de Bouaké, il y a de cela deux mois. Je me demande pourquoi après 2 mois, c'est ce moment qu'ils choisissent pour publier sur les réseaux sociaux. Nous nous demandons bien quel est leur objectif, parce qu'il n'y avait pas de civils au moment où ils nous torturaient. S'ils pensent pouvoir révolter les ex-combattants pour les mettre en erreur, ils se trompent, car nous n'allons pas tomber dans leur piège », a-t-il déclaré. Avant de rappeler tous ses camarades démobilisés à privilégier la voie du dialogue et à ne pas se laisser avoir par les oiseaux de mauvais augures. « Je demande à tous les camarades d'avoir un esprit de dialogue, un esprit de paix, d'apaisement et de regarder l'État. Si nous nous inscrivons dans cette dynamique, je pense que le gouvernement aura une oreille attentive à nos revendications qui vont nous emmener à avoir le sourire et à vaquer à nos occupations sans être inquiétés », a conclu Amadou Ouattara.  

Abdoul CISSE, à Bouaké 

Félix D. Bony

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  • SOURCE: Linfodrome

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