Dabou

24 heures après l’attaque: 13 assaillants et 57 prisonniers appréhendés

Le préfet de Dabou : « Nous ne sommes pas surpris »
18/08/2012
L’attaque meurtrière perpétrée par des individus puissamment armés dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 août a été repoussée par les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Les assaillants pris dans la spirale de la riposte ont vite battu en retraite avant de prendre le large au niveau de Gbougbo et de Ngatty à bord des pirogues trouvées sur les lieux.

Mais l’un des adjuvants de la victoire des Frci semble être la coupure de l’électricité intervenue aussitôt avec l’arrivée des renforts d’Abidjan. Les insurgés dont la plupart maîtrisent moins la ville et ses environs se sont très vite égarés dans les encablures du quartier Wrod où les combats ont été intenses. Au cours du ratissage qui s’en est suivi, ces assaillants se sont fait choper en fin de matinée par les Frci. Ils sont au nombre de 13 selon des informations qui nous sont parvenues. Toujours selon des sources, les ordinateurs arrachés à la brigade de gendarmerie ont été retrouvés au bord de la lagune non loin de Ngatty.

24 heures après l’attaque qui a fait près de 19 tués, la ville de Dabou reprend peu à peu son souffle. Le vendredi 17 août, un tour dans les artères de la ville, au marché et dans les supermarchés nous a édifiés sur la reprise effective des activités dans la cité du Léboutou. La circulation était très intense au niveau de la station Total non loin de la pharmacie Faizan. Toutefois, les ballets incessants et les contrôles stricts au niveau des corridors nord, sud et à Songon traduisaient bien que la sécurité reste tout de même précaire. « Malgré tout, la vie avance à Dabou », nous a signifié M. Doumbia Issa, un opérateur économique. Les fonctionnaires ont également repris le service. En clair la ville de Dabou a repris son souffle.

Le préfet de Dabou, M. Gouessé Jules que nous avons rencontré, a appelé la population à vaquer à ses occupations. Il a salué le courage et la détermination des Frci grâce à qui la ville a retrouvé sa sérénité. « La ville de Dabou était dans le viseur de ces assaillants. Déjà en février, nous avions signalé la présence de ces hommes dans la grande forêt de Lopou. Et donc nous ne sommes pas tellement surpris de cette attaque. Il appartient au gouvernement ivoirien de tirer toutes les leçons de cette agression barbare. Dabou doit bénéficier d’un dispositif sécuritaire de grande dimension afin de mettre tous ces ennemis hors d’état de nuire », a signifié le préfet Gouessé Jules. Il faut indiquer que les opérations de ratissage continuent dans les villages de Pass, Ngatty, Lopou, Armébé, Agnéby, Irobo, Toukouzou et Jacqueville. Notons que le couvre-feu instauré est toujours en vigueur.

Norbert Nkaka (A DABOU)

Norbert N'Kaka

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  • SOURCE: Soir info