Moralisation de la société

Le ministère des droits de l’homme veut des mesures stratégiques contre la corruption


24/08/2012
Le ministère des droits de l'homme s'est engagé dans la lutte contre la corruption pour ses conséquences sur les droits des citoyens.

« Corruption et atteintes aux droits de l’homme » est le thème de l’atelier de réflexion sur lequel ont planché des experts, du jeudi 23 au vendredi 24 août 2012, au Centre épiscopale régionale de l’Afrique de l’ouest (Cerao) à Cocody. A l’ouverture de cette session initiée par M. Gnénéma Mamadou Coulibaly, ministre des droits de l’homme et des libertés publiques, son directeur de cabinet, Jean Fructueux Bako, a indiqué que la corruption est la plus dangereuse des mauvaises mœurs développées par les populations pendant la décennie de crise.

Selon lui, elle constitue une atteinte grave aux droits de l’homme en ce qu’elle réduit sérieusement la capacité des administrations publiques à fournir les services de base indispensables à la réalisation effective des droits économiques, sociaux et culturels. Le représentant du ministre a instruit également que la corruption viole certains droits civils et politiques par l’asservissement des institutions en attentant aux principes d’égalité des chances et d’équité.

L’action du ministère des droits de l’homme rentre, a-t-il affirmé, dans le cadre des mesures prises par le gouvernement, telles que la mise en place du code de bonne conduite et des mécanismes structurels, pour combattre le fléau. A ce niveau, Marc Antoine, représentant le Secrétariat national à la gouvernance et au renforcement des capacités (Sngrc), a indiqué que la Côte d’Ivoire est le 46ème pays africain corrompu sur 53 et 154/182 au monde en 2011. Une amélioration vu qu’elle occupait la 146ème place en 2010.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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