Crise post-électorale de 2010 : Le camp du président Ouattara bientôt poursuivi par la Cour pénale internationale, voici ce qu’a confié Fatou Bensouda


18/12/2019
Crise post-électorale de 2010 : Le camp du président Ouattara bientôt poursuivi par la Cour pénale internationale, voici ce qu’a confié Fatou Bensouda
De grosses menaces planent sur le camp du président Ouattara, à moins d'un an de la présidentielle de 2020.

Des jours sombres s’annoncent pour le camp du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, qui depuis la fin de la crise post-électorale, n’a subi aucune pression quant aux exactions qu’il a commises durant les évènements de 2010. En effet, après avoir traqué le camp de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, au lendemain de la crise post-électorale, Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (Cpi), s’est résolu de poursuivre le camp du chef de l’Etat ivoirien.

Dans une interview accordée au confrère France 24, le mardi 17 décembre 2019, la procureure de la Cpi, s’est voulue rassurante quant à la poursuite de la procédure envers le camp du président Ouattara. Sans ambages, Fatou Bensouda, a indiqué que, les enquêtes se poursuivaient et pourront être rendue publiques le moment venu.

« J’’ai toujours dit que les deux parties au conflit seraient l’objet d’une enquête et je tiens à respecter cet engagement. Cette enquête est en cours. Le moment n’est pas encore venu de révéler publiquement les auditeurs de cette enquête. Mais le moment venu je le ferai. Une chose est certaine, et je puis vous en assurer, les enquêtes sont en cours et elles progressent », a dit Fatou Bensouda. Avant de se prononcer sur l’acquittement décidé par les juges de la Chambre I de la Cpi au profit de Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé.

Pour Fatou Bensouda, la décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, était fondé sur des erreurs de droit. « Je ne sais pas si je partage cette façon de formuler les choses. Une chose est certaine, les juges qui ont prononcé l’acquittement, ont ensuite décidé d’une autre procédure parce que nous avons signalé des erreurs de droit qui avaient été faites et c’est d’ailleurs sur ces motifs que se fonde notre appel devant la Cour.», a fait savoir Fatou Bensouda.

 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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