Modification de la constitution : Les groupes parlementaires de l’opposition dénoncent une ‘’mascarade’’ et claquent la porte de l’Assemblée nationale


12/03/2020
Modification de la constitution : Les groupes parlementaires de l’opposition dénoncent une ‘’mascarade’’ et claquent la porte de l’Assemblée nationale
Les groupes parlementaires de l'opposition claquent la porte de l'Assemblée nationale

Les groupes parlementaires de l’opposition, notamment Vox Populi, Rassemblement et Pdci, ne prendront pas part aux travaux visant à modifier la Constitution telle que voulue par le président de la République, Alassane Ouattara. Ces derniers l’ont clairement exprimé ce jeudi 12 mars 2020, lors d’un point de presse tenu au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, sis à Abidjan-Cocody.

La révision Constitutionnelle officiellement annoncée par le président de la République, Alassane Ouattara, lors de son discours sur l’Etat de nation le jeudi 05 mars 2020 se fera sans les groupes parlementaires de l’opposition. Ces derniers ont décidé de claquer la porte de l’Assemblée nationale pour exprimer leur mécontentement.

Selon Yasmina Ouégnin, porte-parole des groupes parlementaires de l’opposition, les modifications projetées touchent le cœur de la Constitution avec notamment, le changement de statut de vice-président de la République et la continuité du mandat parlementaire.

« Si la Constitution est adoptée le vice-président serait désormais nommé par le président élu avec l’accord du parlement dont le mandat courrirait au-delà du terme constitutionnel indiqué. En réalité, il s’agit d’une nouvelle Constitution et non d’une révision constitutionnelle.», a dit la députée de Cocody. Avant de préciser que dans ce cas de figure, le président de la République devrait consulter le peuple par referendum.

« En optant par la voie parlementaire, le président de la République a fait le choix d’un passage en force.», a dénoncé Yasmina Ouégnin. Estimant que les grands principes fixés en matière de procédure par la Constitution n’ont pas été respectés.

« 5 autres parlementaires sont en exil forcé du fait de pression et ne peut donc prendre part aux travaux. Cela exclu de fait l’expression d’une dizaine de représentants de la nation, et donc des populations dont ils sont les mandataires. Nous disons non au projet de révision constitutionnelle.», a martelé la députée de Cocody.

                                                           

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

|

  • SOURCE: Linfodrome

1 | 2