Convention d'investiture du Pdci/ Kobenan Adjoumani s'invite au débat : « Le Pdci a édicté des critères-barrières et non des critères intelligibilité »


02/06/2020
Convention d'investiture du Pdci/ Kobenan Adjoumani s'invite au débat : « Le Pdci a édicté des critères-barrières et non des critères intelligibilité »
Kobenan Kouassi Adjoumani a dénoncé l'absence de démocratie au sein du Pdci.

Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp-Unifié) et transfuge du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) s'est invité, ce mardi 2 juin 2020, au débat sur la convention qui doit désigner le candidat du vieux parti à la présidentielle d'octobre prochain.

« Dans la perspective de la future convention qui doit désigner le candidat du PDCI à la présidentielle d’octobre 2020, le Président Bédié, candidat déclaré a fait élaborer des critères d’éligibilité plus contraignants que ceux édictés par la Constitution elle-même. Des critères qui s’apparentent à des critères-barrières, pour faire barrage à des adversaires potentiels plutôt qu’à des critères d’éligibilité. Ainsi, comme par l’effet d’une baguette magique, les conditions d’éligibilité édictées par le maître d’œuvre M. Guikahué écartent systématiquement de la course à l’investiture des candidats comme Jean Louis Billon, Thierry Tano, Tidjane Thiam, KKB, KKP et d’autres soupirants à l’investiture du parti », souligne M. Adjoumani.
Selon lui, l’exigence des « dix années de présence continue au Bureau politique » par exemple est une clause qui élimine de facto la plupart des candidats déclarés. « Ainsi, avant même d’ouvrir les portes de la Convention, le PDCI a déjà choisi son candidat à la présidentielle. Quelle prouesse démocratique ! Le « D » de démocratique vient d’être définitivement retiré du sigle du PDCI qui est devenu le plus grand cimetière national de la démocratie. Par conséquent, ceux qui croyaient que le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire était encore le creuset de la démocratie devraient vraiment se raviser. J’en viens encore à me demander aujourd’hui qu’aurait fait M. Bédié s’il se trouvait à la place du Président Alassane Ouattara dans la mise en œuvre des réformes du code électoral et de la Constitution avant l’élection présidentielle d’octobre », s'est  interrogé l'ancien collaborateur de Henri Konan Bédié.
Puis, Kobenan Adjoumani de faire remarquer : « Voilà un parti politique qui crie à la dictature, qui boycotte le dialogue politique sous prétexte que les réformes engagées par le Gouvernement ne sont pas de nature à garantir des élections inclusives, transparentes et démocratiques et qui, dans le cadre de ses réformes internes adopte un « code électoral » qui exclue, bannit, rejette des candidatures pour ouvrir le boulevard au « candidat naturel ». A y voir de près, c’est comme si l’on avait soigneusement ausculté chaque potentiel candidat et imaginé un, deux ou trois critères barrières pour les disqualifier. Sinon, comment comprendre qu’un parti qui dénonçait toute idée d’imposer le parrainage des candidats ou de relever le cautionnement, puisse exiger 75 millions de francs CFA à ses cadres désireux de solliciter l’investiture du parti ? J’en viens encore à me demander s’il s’agit du même PDCI qui criait au scandale quand le gouvernement avait fixé à 5 000 Francs CFA le coût de la nouvelle CNI. C’est avec amertume que nous constatons tous que le PDCI-Daoukro fait pire que ce qu’il a décrié, dénoncé, condamné et refusé hier sous nos cieux ».
Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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