3e mandat ou non d’Alassane Ouattara : Ake Mel Christiano (Oidh) prévient : « Le juge constitutionnel peut aller dans les deux sens et ce serait légal »


04/08/2020
3e mandat ou non d’Alassane Ouattara : Ake Mel Christiano (Oidh) prévient : « Le juge constitutionnel peut aller dans les deux sens et ce serait légal »
L’Oidh a recommandé aux acteurs politiques de se tourner vers la cour constitutionnelle sur la question du 3e mandat d’Alassane Ouattara.

Ake Mel Christiano, chargé des projets à l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (Oidh) a prévenu les Ivoiriens et les acteurs de l’arène politique ivoirienne quant à un 3e mandat ou non d’Alassane Ouattara. Il les invite à se tourner vers la cour constitutionnelle.

L’Oidh a attiré l’attention sur le fait que le juge constitutionnel peut valider ou non la candidature d’Alassane Ouattara, s’il se présente. « Le juge constitutionnel peut aller dans les deux sens et ce serait légal », a indiqué le chef des projets, de la formation et de la recherche de l’Oidh. C’était au cours d’un point-presse tenu dans les locaux de l’observatoire ce mardi 04 août 2020, à Abidjan-Cocody Riviera Palmeraie.

Ake Mel Christiano a souligné qu’il y a un flou au niveau de la constitution ivoirienne sur la question. Selon lui, l’interprétation du juge constitutionnel peut permettre ou non, à Alassane Ouattara de briguer un 3e mandat lors des élections présidentielles prévues en octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

Le chef des projets de l’Oidh a exhorté la classe politique ivoirienne à orienter son regard vers la cour constitutionnelle, dont le rôle sera d’éclaircir le sujet. Un éclaircissement qui, a-t-il précisé, fera office de jurisprudence. Faut-il le noter, la jurisprudence désigne l'ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique donnée. Il s'agit donc de décisions précédemment rendues, qui illustrent la manière dont un problème juridique a été résolu.

Ake Mel Christiano a ajouté que les Ivoiriens n’ont pas été vigilants lors du renouvellement de la constitution ivoirienne en 2016. « Il faut maintenant regarder le conseil constitutionnel et en appeler à sa sagesse », a recommandé Le chef des projets de l’Oidh.

Eddy BIBI

Eddy BIBI

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  • SOURCE: Linfodrome

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