Marche de protestation annoncée ce lundi matin : Les Abidjanais sont sortis la peur au ventre


10/08/2020
Marche de protestation annoncée ce lundi matin : Les Abidjanais sont sortis la peur au ventre
La commune du Plateau ne présente pas son visage des grands jours.(Ph Dr).

Les appels au soulèvement depuis l'annonce de la candidature d'Alassane Ouattara à la présidentielle de 2020 ont alourdir l'atmosphère, à Abidjan ce lundi 10 août 2020.

La commune du Plateau qui grouille habituellement de monde les lundi matin, est clairsemée de des habitants travailleurs. Des magasins sont fermés donnant lieu à un décor terne de samedi ou dimanche au Plateau.

La commune de Yopougon, les habitants peinent à sortir pour vaquer à leurs occupations. Les premiers bus qui d’ordinaire sortent à 5h du matin n’ont pas pu desservir cette population dynamique.

Le 6 août 2020, le président de la République Alassane Ouattara lors de son discours pour la célébration des 60 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire, a déclaré être candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Cette annonce a suscité dans le camp de l'opposition, des appels au soulèvement. Un soulèvement qui devait commencer ce lundi, avec des manifestations et le blocage des ponts d'Abidjan paralysant ainsi toutes les activités dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Toutefois les partisans du parti au pouvoir ont aussi invité leurs camarades à faire autant ce même lundi.   

Pour prévenir cette violence qui cache son nom, les éléments de la police ont pris d'assaut la commune du Plateau, centre des affaires de la capitale économique. Ils occupent des lieux stratégiques de la commune. Sorbonne, route de carena, la radio de Cote dIvoire,place de la République, etc. Des barricades sont dressées à certains endroits pour filtrer les entrées de véhicules. Ils s'adonnent à la fouille systématique de tous les sacs des usagers (hommes et femmes). 

 C'est une commune du Plateau qui respire la peur et la tension à la fois. On sait qu'elle n'est pas dans ses beaux habits de lundi, mais on n'ose pas le dire, même dans les véhicules en commun.

Au sortir de la commune par le pont FHB, pour la garde de Bassam à Treichville, ce sont des policiers équipés, en tenue d'anti-émeute qu'on aperçoit, prêts à intervenir à la moindre incartade.

 

Alain Zadi (Stg)

 

Alain Zadi

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  • SOURCE: Linfodrome

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