Présidentielle d’octobre 2020 : Simone Gbagbo affirme qu’un 3è mandat de Ouattara est anticonstitutionnel et lance un appel aux forces de l’ordre


11/08/2020
Présidentielle d’octobre 2020 : Simone Gbagbo affirme qu’un 3è mandat de Ouattara est anticonstitutionnel et lance un appel aux forces de l’ordre
Simone Gbagbo a dit comprendre la vague de contestation qui s’est emparée du pays.

Simone Éhivet Gbagbo est montée au créneau ce mardi 11 août 2020 pour dénoncer la volonté exprimée par Alassane Ouattara de se succéder à lui-même. Un autre mandat de sa part est anticonstitutionnel, selon elle.

« Il est bon de rappeler que la candidature de Alassane Ouattara est anticonstitutionnelle; sa candidature n’est pas recevable », a souligné Simone Gbagbo, au cours de la conférence de presse qu’elle a animée, ce mardi, à Abidjan. Elle a, pour soutenir sa thèse fait référence aux arguments développés en 2016 par le ministre de la Justice à cette époque, Sansan Kambilé et Cissé Bacongo, conseiller juridique du chef de l’État. Ces personnalités avaient démontré, au regard de plusieurs dispositions dont les articles 55 et 183 de la loi fondamentale qu’ un autre mandat de M. Ouattara n’était pas possible.
Par ailleurs, Mme Gbagbo a fait observer qu’un chef d’État ne peut pas « dire et se dédire, surtout devant la nation ». C’est pourquoi, elle a invité M. Ouattara prendre toutes dispositions de faire des investigations au sein de sa formation politique « pour trouver le candidat idéal qui ne serait pas lui ». Pour Simone Gbagbo, cela est encore possible. Afin d’ouvrir les négociations autour de la composition de la Cei, le parrainage des candidats et la caution fixée à 50 millions de francs Cfa, entre autres. Des décisions unilatérales prises par le chef de l’État, par ordonnance.

En outre, l’ancienne Première Dame de Côte d’Ivoire a dit comprendre la vague de contestation des jeunes à travers le pays. « J’invite les forces de l’ordre à encadrer les manifestations plutôt qu’a les réprimer », a-t-elle insisté.
Avant de lancer cet appel à la communauté nationale: « levons nous tous, de tous les partis politiques, de toutes les obédiences religieuses pour bâtir un pays de paix dans le respect de nos lois, de la dignité. Pour éviter que notre pays sombre dans le chaos, j’en appelle à la conscience collective ».

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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