Côte d’Ivoire/ Après la société civile : Des partis de l’opposition appellent les Ivoiriens à prendre la rue, jeudi


12/08/2020
Côte d’Ivoire/ Après la société civile : Des partis de l’opposition appellent les Ivoiriens à prendre la rue, jeudi
Alassane Ouattara doit faire face à la fronde de l'opposition.

Après les jeunes de leurs partis politiques, l’opposition ivoirienne vient de lancer un appel à soutenir la marche organisée par une partie de la société civile, jeudi. Ce mercredi 13 août, au siège du Pdci à Cocody, les leaders de l’opposition significative ont dit non à un autre mandat présidentiel pour Alassane Ouattara.

Les leaders de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp), conduite par Henri Konan Bédié ; Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds), une coalition pro-Gbagbo et le mouvement Générations et peuples solidaires (Gps) de Guillaume Soro ont appelé les Ivoiriens à manifester, dans les rues pour faire front à un autre mandat pour Alassane Ouattara. « Nous, on dit il n’a pas le droit d’être candidat, a résumé Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci).

« Les partis et groupements politiques de l’opposition, tirant les conséquences de ce déni de droit, apportent leur soutien au peuple frustré en lutte pour se dresser contre cette forfaiture de M. Ouattara », ont-ils fait savoir. Avant de réclamer le retrait par le Président Alassane Dramane Ouattara, « qui est au terme de son deuxième mandat, de sa candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, pour se conformer ainsi à la Constitution ivoirienne qui ne permet pas un troisième mandat ».

Pour Danièle Boni-Claverie, présidente de l'Union républicaine pour la démocratie (Urd), ces marches sont l’expression du ras-le bol face « au mépris, à la trop grande suffisance » des tenants du pouvoir vis-à-vis des populations. Selon elle, cette levée de bouclier se justifie. Aussi a-t-elle indiqué qu’elle tiendra pour responsable le gouvernement en cas de violence. « Le gouvernement sera responsable des dérapages et nous prendrons la communauté internationale à témoin. Nous interpellons le gouvernement qu’il sache où sont ses militants (afin) de créer un environnement stable pour ne pas mettre la Côte d’Ivoire dans le chaos », a-t-elle insisté.

Dans le même sens, Georges-Armand Ouégnin, président de Eds a fait observer que les marches pacifiques sont l’expression de la démocratie. « Le peuple a le droit d’organiser des marches pacifiques. Les autorités ont un devoir d’encadrer ces marches », a-t-il souligné. Quant à Daniel Aka Ahizi, président d'une branche du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), il a noté que la société civile a pris l’initiative, les jeunes des partis politiques l’ont soutenu. Il appartient, dès lors au peuple de Côte d’Ivoire de prendre le relais.

Jonas BAIKEH

 

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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