Rejet de la candidature de Guillaume Soro : Me Diarassouba Lamine (vice-président MVCI) appelle ses militants à se tenir prêts pour libérer la Côte d’Ivoire par tous les moyens...

Me Diarrassouba: "Le Président de la Cour constitutionnel, s’est donné en spectacle en faisant un juridisme creux."
16/09/2020
Rejet de la candidature de Guillaume Soro : Me Diarassouba Lamine (vice-président MVCI) appelle ses militants à se tenir prêts pour libérer la Côte d’Ivoire par tous les moyens...
Me Diarrassouba Lamine rêve d'une présidentielle sans exclusion.

La réaction de Me Diarrassouba Lamine, vice-président chargé des questions juridiques, du Mouvement pour la promotion des Valeurs Nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI) ne s’est pas fait attendre. Au lendemain de l’arrêt de la Cour Constitutionnel qui rend inéligible la candidature de Guillaume Soro, le président de Générations et peuples solidaires (Gps), à la présidentielle d’octobre 2020, il a tenu à réagir pour mettre les pendules à l’heure. Dans un communiqué dont nous nous avons reçu copie ce mercredi 16 septembre 2020, Me Diarrassouba Lamine s’insurge contre cette décision qu’il considère contraire aux textes prévus par la Constitution adoptée en 2016. Sans détour, il fait savoir que ‘’l’ensemble des démocrates de Côte d’Ivoire n’accepteront jamais la forfaiture que vient d’opérer Koné Mamadou (Président du Conseil Constitutionnel Ndlr) au profit du pouvoir en place’’. Mieux, il ‘’appelle ses militants et toutes les forces vives de la nation à demeurer mobilisé et à se tenir prêts pour libérer la Côte d’Ivoire par tout moyen de droit, de la captation dont elle est l’objet par le président Ouattara et son régime’’. Ci-dessous l’intégralité de son message :

Déclaration du MVCI relative à la publication par le Conseil Constitutionnel de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020

Ce lundi 14 septembre 2020, dans un contexte où toute la Côte d’Ivoire retenait son souffle du fait des enjeux politiques liés à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, le Conseil constitutionnel a rendu publique la liste définitive des candidats.

Le Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI) observe que sur 44 dossiers de candidature, seulement 4 dossiers ont été validés par le Conseil constitutionnel, à savoir ceux du président Aimé Henri Konan BEDIE, d’Affi NGUESSAN, de Kouadio Konan Bertin et de Alassane OUATTARA.

Le MVCI note le rejet de la candidature du président SORO Kigbafori Guillaume, son candidat à la l’élection présidentielle d’octobre 2020, en dépit d’un dossier candidature complet et dûment enregistré.

Le MVCI voudrait relever que les motifs avancés pour justifier ce rejet, sont superfétatoires et totalement illégaux, et ne s’auraient être appliqués à son candidat. Le MVCI rappelle au Conseil constitutionnel que le citoyen SORO Kigbafori Guillaume, eu égard à l’ordonnance du 22 avril 2020 de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), bénéficie de tous ses droits civils et politiques. Cette juridiction supranationale y confirme la vacuité des accusations portées contre le président SORO Kigbafori Guillaume et enjoint à l’Etat ivoirien de mettre fin à toute poursuite contre lui et les 19 personnalités arrêtées et incarcérés depuis le 23 décembre 2019.

Le MVCI observe par ailleurs qu’en dépit de l’illégalité reconnue de la candidature de Monsieur Alassane OUATTARA en vue d’un troisième mandat présidentiel, elle a été retenue en totale violation de la Constitution de notre pays et au grand dam des démocrates qui avaient espéré que le juge constitutionnel dise pour une fois, le droit afin d’éviter à la Côte d’Ivoire des lendemains incertains.

Pour le Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire, le Conseil constitutionnel a royalement violé la légalité textuelle ivoirienne au regard des deux mandats successifs de 2010 et de 2015 d’Alassane OUATTARA, mais aussi le cas notoire de jurisprudence sur « la continuité législative » à l’occasion de sa saisine de 2018 par le président de l’Assemblée nationale relativement à la conformité du règlement de ladite Assemblée avec la Constitution. Le Conseil constitutionnel a également ignoré les déclarations des experts ayant rédigés la Constitution de 2016, déclarations qui font état de l’impossibilité du Président OUATTARA de postuler à un troisième mandat présidentiel.

Pour le MVCI, le juge constitutionnel vient encore une fois de rater l’occasion de prendre des décisions historiques et courageuses qui auraient réconcilié les Ivoiriens avec leur justice et jeter les bases d’un véritable Etat de droit dans notre pays.

Pour le MVCI, plutôt que de dire le droit, le Président de la Cour constitutionnel KONE Mamadou, s’est donné en spectacle en faisant un juridisme creux, donnant foi à toutes les suspicions légitimes sur son accointance avec le régime en place. La Cour constitutionnel traduit par son attitude son instrumentalisation par le régime RHDP qui veut par tous les moyens et au mépris de la Loi, écarter de la course à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, un candidat des plus sérieux.

Le MVCI tient le Conseil constitutionnel et son président KONE Mamadou, responsables des graves troubles que pourraient engendrer un tel rendu illégal et inacceptable pour le peuple de Côte d’Ivoire.

Le MVCI et l’ensemble des démocrates de Côte d’Ivoire n’accepteront jamais la forfaiture que vient d’opérer KONE Mamadou au profit du pouvoir en place, par le rejet de la candidature du président SORO Kigbafori Guillaume, à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Le MVCI appelle ses militants et toutes les forces vives de la nation à demeurer mobilisé et à se tenir prêts pour libérer la Côte d’Ivoire par tout moyen de droit, de la captation dont elle est l’objet par le président OUATTARA et son régime.

AGIR POUR LE PEUPLE, NOTRE DEVOIR !

Abidjan, le 15 septembre 2020

Pour le MVCI, Me Diarrassouba Mamadou Lamine,

Vice-président chargé des questions juridiques,

Avocat à la Cour d’Appel d’Abidjan,

Avocat Conseil à la Cour Pénale Internationale (CPI),

Membre du Conseil de discipline en Appel à la CPI,

Membre du Comité des victimes à la CPI.

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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