Désobéissance civile : Hamed Bakayoko agite la prison face à Bédié et Affi mais les appelle au dialogue


18/10/2020
Désobéissance civile : Hamed Bakayoko agite la prison face à Bédié et Affi mais les appelle au dialogue
Désobeissance civile, Bédié et Affi sous la menace de la prison

Le Premier ministre Hamed Bakayoko a menacé ce samedi les leaders de l’opposition Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan de poursuite judiciaires et les invitent à retirer le mot d’ordre de boycott actif de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain, à l’issue d’une cérémonie à Abidjan.

"Je les invite à cesser et à retirer les mots d’ordre qui se traduisent par des actes de violences. Sur ça, ils le savent, nous serons d’une fermeté, implacables. Si vous êtes responsables des actes de violences, vous l’assumerez devant la justice", a-t-il martelé, à la sortie d’un dialogue politique entre le gouvernement et les partis boycotté par le PDCI et le FPI.

"Les représentants ou les parties qui portent certains candidats retenus par la Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel ne sont pas présents. Ce que je veux dire, quel que soit le niveau de contradiction, nous ne devons jamais arrêter de dialoguer. Donc le gouvernement gardera sa main tendue. Il les appelle à venir leur place dans le jeu politique", a ajouté le ministre de la Défense.
Ce dimanche, jour anniversaire du 27è anniversaire du décès de Félix Houphouët-Boigny, premier président ivoirien, le président du PDCI a invité à "œuvrer à la consolidation de la cohésion sociale et de l’unité nationale, à travers l’instauration d’un dialogue inclusif entre l’Etat, les acteurs politiques et ceux de la société civile ivoirienne".
Les présidents Bédié du PDCI et celui du FPI, Affi N’Guessan, dont les candidatures ont été retenues, ont appelé avec ceux dont les dossiers ont été recalés, dont ils sont solidaires, à un boycott de cette présidentielle.
Ils demandent entre autres le retrait de la candidature "anticonstitutionnelle" du candidat du RDHP qui brigue un troisième mandat, la reforme de la Commission électorale et la dissolution du Conseil constitutionnel et le report de l’élection.
Une élection dont Alassane Ouattara a dit qu’elle "aura bel et bien lieu le 31 octobre" prochain.

Alain TRA BI

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  • SOURCE: Linfodrome

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