Sénégal : Olusegun Obasanjo en mission d'observation de l'UA reçoit l'opposition


23/02/2012
L'ex-président du Nigeria Olusegun Obasanjo à son arrivée à Dakar en tant que directeur de la mission des observateurs de l'UA à la présidentielle sénégalaise du 26 février prochain. AFP / Seyllou
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo dirige la mission des observateurs de l'Union africaine à la présidentielle de dimanche prochain au Sénégal. A son arrivée à Dakar ce mardi 21 février 2012, il a déclaré que « si nécessaire », il ne serait pas qu'un simple observateur. Les responsables de l’opposition espèrent en tous cas le voir jouer un rôle. Il a commencé ce mercredi à les recevoir
Les leaders de l’opposition sénégalaise se succèdent dans le grand hôtel de Dakar où a élu domicile la délégation conduite par Olusegun Obasanjo. L'ex-président nigérian les reçoit, un à un, de longues conversations s’en suivent.

Au sortir de l’entretien, à la mi-journée, le candidat de la coalition Benno Siggil Senegaal, Mustapha Niasse, affichait un optimisme prudent : « Il a été clairement dit que cette mission n’est pas une mission de médiation mais une mission de paix, dans le langage diplomatique il y a de grandes différences parce que la mission de paix est plus large, elle a plus de pouvoir et plus de liberté pour travailler qu’une mission de médiation tout court, et c’est un diplomate qui vous parle ».

L’ex-président Obasanjo a tenu également à rencontrer les acteurs de la société civile, comme Fadel Barro, du mouvement de jeunes « Y’en a marre » : « Il nous a écoutés, très attentivement et parfois avec beaucoup d’attention. On a retrouvé un grand-père, ce que l’on n'a pas eu forcément avec notre vieux au palais… Il n’a rien promis, il faut le dire. Il était beaucoup plus question de nous écouter, de comprendre ce que l’on fait et surtout ce que sont nos aspirations ».

A la présidence, on affirme accueillir à bras ouverts l’ancien chef d’Etat nigérian, mais, affirme le porte-parole du président, nous restons fermes sur certains principes : pas de report du scrutin et pas de retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade.
Par RFI

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