Tentative de déstabilisation

Le week-end des grandes arrestations en Côte d'Ivoire


25/08/2012
Bonjour chers lecteurs de linfodrome.com. Dans notre numéro de ce samedi 25 août 2012, nous parlerons de plusieurs arrestations qui ont eu lieu dont celle de Koné Katina? des réactions des autorités sur les attaques et de la mort de plusieurs prionniers.

Un week-end d’arrestations

Tous les journaux l’on annoncé, à l’exception des journaux de l’opposition qui sont en grève depuis hier, car l’information leur a été envoyée par la police militaire. « Le cerveau des opérations » de déstabilisation de la Côte d’Ivoire a été pris. Il se nomme Paul Weah, informe L’Expression. Paul qui est un libérien serait en Côte d’Ivoire depuis six mois à l’invitation des déstabilisateurs. Un des ses éléments nommé Faucon arrêté avec lui raconte que Paul n’était pas d’accord que les attaques aient lieu maintenant. Il a estimé que les armes dont ils disposent sont insuffisants pour prendre le camp et renverser le pouvoir Ouattara. C’est à Bingerville qu’ils ont été pris la Police militaire, relève Le Mandat. Il précise que Paul Woya, comme il l’a écrit, n’est pas un novice de la guerre. Ancien garde de corps de Samuel Doe, il a combattu aux côté de Sam Boukari et Fodé Sanko, puis de Maho Glofiéhi lors de la crise ivoirienne. Dans Le Jour Plus, il est dit que des autorités Ebrié ont plaidé pour la libération de leurs enfants enrôlés par Paul et qui ont été arrêtés.

Koné Katinan, l’argentier de Laurent Gbagbo, a été lui également épinglé au Ghana, à en croire Le Patriote qui titre : « fin de cavale pour un activiste notoire ». Il avance que l’ex-ministre sera extradé aujourd’hui par vol spécial. Ce scoop de dernière heure, Le Nouveau Réveil l’a pris avec un peu de distance en se posant la question : « Koné Katinan arrêté, hier, au Ghana ? ». Au moment où nous mettions sous presse, la nouvelle avait envahie la ville. Nous y reviendrons, a-t-il dit. Le sous-préfet de Gabiadji, Gnako Kaphet Aimé, n’a pas échappé non plus. Il été mis aux arrêts pars des éléments des FRCI, soupçonné d’être le complice des assaillants qui ont attaqué San Pedro. Des faits qu’il aurait reconnus, lit-on dans L’Expression.

Les réactions des autorités aux attaques

Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko s’est rendu à Dabou où il y a eu des attaques dernièrement. Aux cadres de la région, il a dit déclaré que « ceux qui attaquent sont tout simplement jaloux du développement de la Cote d’Ivoire, du retour à la normalité. Ce sont des terroristes », raconte Soir Info. Mais il a aussi fait des mises en garde. A la population, indique Le Nouveau Réveil, il a dit : « on ne fera plus de cadeau » et aux responsables villageois : « tout chef de village complice sera destitué et poursuivi ». Quant à L’Intelligent d’Abidjan, il a fait ressortir l’idée du ministre selon laquelle « tirer des coups de feu en l’air ne va pas faire revenir Gbagbo ». C’est ce qu’a reporté également Fraternité Matin. Par ailleurs dans ce journal, le ministre délégué auprès de la Défense, Paul Koffi Koffi, a attribué les attaques à trois types d’acteur: « les exilés politiques principalement ceux du Ghana, des éléments des ex-FDS et les miliciens et autres mercenaires ». Mais il dira que tout est mis en œuvre pour faire échouer le plan de l’ennemi. Le premier ministre, a, quant à lui, appelé les ex-combattants de Duékoué à sortir « de l’engrenage de la mort » et d’aller chercher leurs frères pour qu’ils viennent à la table de la paix, nous dit Le Nouveau Réveil. Dans une interview qu’il a accordée à RFI, le général de corps d’armée des FRCI, Soumaïla Bakayoko, a relevé que ce ne sont pas des rebelles qui attaquent le pays mais des terroristes. Si les pro-Gbagbo sont cités, il a avoué « que ce serait déplorable que le FPI en arrive à se transformer en une force terroriste », a rapporté Le Jour Plus.

Des prisonniers s’évadent, d’autres abattus

« Affrontement forces de l’ordre-détenus : des prisonniers abattus, des gendarmes grièvement blessés », titre Soir info. Il raconte que 11 détenus qui avaient été jugés à Toumodi et qui sont convoyés vers la prison de Dimbokro se sont déchaînés sur les gendarmes commis à leur surveillance. Dans le véhicule inapproprié, ils tentent de désarmer les forces de l’ordre. Des coups partent. Deux gendarmes sont blessés, les prisonniers prennent le large. Lancés à leur poursuite, ces gendarmes arrivent à abattre trois d’entre eux. Pour L’Inter, c’est évasion spectaculaire. Il précise que l’un des détenus tué est un militaire arrêté pour braquage. C’est lui, Djibret Hosseko Privat, qui aurait provoqué la sédition.

César DJEDJE MEL

|

  • SOURCE: Linfodrome

1 | 2

 

Videodrome