Environnement et développement durable : Des journalistes formés à la réduction des risques de catastrophe


Les efforts de développement omettant d’intégrer la prévention des risques de catastrophe, pourraient accroître la vulnérabilité des populations et de leurs biens.

Ce faisant, la prévention des risques de catastrophe pour la construction des sociétés plus résilientes apparaît pour la Commission de l’Union africaine, la CEDEAO et l’organisme des Nations Unies pour la Réduction des risques de catastrophes (UNISDR), comme une priorité des priorités. D’où la session de formation que ces trois entités ont initiée pendant trois jours au bénéfice d’une trentaine de journalistes et de fonctionnaires d’Afrique de l’Ouest.

Cette session formative ouverte, mercredi 27 juin 2012 dans la capitale Sénégalaise (Dakar), a porté sur deux (2) thèmes. « La réduction des risques , à l’intention des journalistes ; et « La formation médias ,pour les fonctionnaires. Amadou Fall Diop, au nom du ministre de l’Intérieur du Sénégal et point focal de la Réduction des risques de catastrophe (RRC), a exprimé toute sa reconnaissance à la Cedeao. Etant entendu que, selon lui, les catastrophes commencent à gagner la Sous-région (érosion côtière) et que la presse doit jouer un rôle important. ‘’C’est à la presse de remonter l’information. C’est important, la communication de crise’’, s’est convaincu notamment Fall Diop.

Quant à Almami Dempha, de la Commission de l’Union africaine, il a soutenu que c’est la première fois que son institution se lance dans une telle initiative. ‘’Il faut que les gouvernements, qui doivent faire de la planification, fassent des efforts pour permettre aux médias de transmettre les messages. Il faut informer sur les catastrophes afin de minimiser les risques de catastrophes’’, a-t-il plaidé, non sans rappeler que c’est des missions de l’UA que d’appuyer les groupements d’intérêts économiques de la Sous-région.

Pour la première journée de la formation, Mme Sarah Wakasa, responsable des médias du bureau régional de Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC), s’est appesantie sur les actions prioritaires de cet organisme des Nations Unies. Il s’agit, entre autres, d’assurer que la réduction des risques liés aux catastrophes est une priorité nationale et locale avec un cadre institutionnel solide ; d’identifier, d’évaluer et de surveiller les risques de catastrophe ; puis de renforcer les systèmes d’alerte, de réduire les facteurs de risques par le truchement des politiques, de renforcer la préparation face aux catastrophes, pour une réponse efficace à tous les niveaux. Et ce, dans le cadre du « Résumé du cadre d’action de Hyogo (CAH) pour 2005 -2012 : Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes ».

G. DE GNAMIEN
(Envoyé spécial à Dakar, Sénégal)

G de Gnamien

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  • SOURCE: L'inter
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