Education nationale/Violentes vacances anticipées : 3 morts en 10 jours, 80 interpellations et une soixantaine de déférés

Des sanctions contre les parents réclamées
13/12/2019
Education nationale/Violentes vacances anticipées : 3 morts en 10 jours, 80 interpellations et une soixantaine de déférés
Kandia a parlé de la radiation des fauteurs de troubles.

Les différents mouvements d'élèves pour exiger des vacances anticipées (les vacances démarrent le 20 décembre après les cours du soir), depuis le début de ce mois de décembre 2019, ont fait un total de trois morts (Anyama, Daloa et Dimbokro). L'information a été donnée, le mercredi 11 décembre 2019, à Cocody, lors d'une rencontre entre les parents d'élèves, les enseignants, les Coges, les religieux, chefs coutumiers, et les ministres de l'Education nationale de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara, de l'Administration du territoire et de la décentralisation, Sidiki Diakité, de la Sécurité et de la protection civile, Vagondo Diomandé, des secrétaires d’État Brice Kouassi (en charge de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle) et Aiméee Zebeyoux (chargée des Droits de l'Homme).

A en croire le général Vagondo Diomandé, il y a eu à Abidjan, 20 personnes interpellées, 14 déférées ; Abengourou, deux élèves interpellés et déférés ; Daloa, 14 interpellés, 15 déférés  et Gagnoa, 33 interpellés, 15 déférés, soit un total de 80 interpellations et 56 déférés, y compris des non élèves. Le président la Plateforme nationale des Comités de gestion des établissements scolaires (Coges), El Hadj Domba Abou, a demandé le retour de la chicote à l'école, de sévères sanctions contre les perturbateurs et leurs parents , sans compter des codes de conduite pour chaque entité dans les établissements.

Pasteur Kaha Grivaz, au nom du Forum des confessions religieuses, est revenu sur la nécessité de la chicote à l'école,et proposé la radiation des élèves fauteurs de troubles et la condamnation des non élèves. Chiffy Yoro, président du Forum des rois et chefs traditionnels, n'a pas dit autre chose.Honorine Assoa, présidente de l'Association des femmes indignées et Aka Edouard, président de l'Union nationale des parents d'élèves et étudiants de Côte d'Ivoirs (Unapeeci) ont souhaité les sensibilisations accrues des élèves contre la violence.

Pour la ministre Kandia, la chicote ne règle pas tous les problèmes. '' Vous avez proposé la radiation, nous l'acceptons.Tous les enfants qui ont commis des actes seront radiés, dans le public comme dans le privé. Tous les enfants qui ont fait des casses, leurs parents seront tenus de rembourser. On ne veut pas voir des parents venir demander pardon. Ceux qui ont brûlé leur école vont prendre les cours, assis à même le sol. Aux enseignants, je dis qu'il faut respecter le calendrier scolaire. Les parents doivent, au besoin, prendre les cahiers de leurs enfants pour vérifier ce qu'ils ont fait, tous les jours. Nous entrons dans une année particulière (ndlr, année électorale en 2020), il ne faudrait pas que l'École soit le terreau pour servir à d'autres choses. Il y a des gens qui donnent de l'argent aux enfants pour accomplir des actes. Les parents ne doivent pas abandonner leurs enfants aux seuls enseignants. Aujourd'hui, c'est au tour de certaines familles de perdre leurs enfants, demain nous ne savons pas le tour de qui ce sera. C'est pourquoi, il faut agir. Nous enverrons des missions dans les villes'', a laissé entendre la ministre Kandia Camara, en présence du préfet d'Abdjan, Toh Bi Vincent, après un film sur les violences, qui achevé de convaincre sur la capacité de nuire des élèves.

Dominique FADEGNON

 

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