Révision de la liste électorale: Le Fpi émet des réserves


28/05/2015
Youssouf Bakayoko a expliqué le processus de révision de la liste électorale aux partis politiques. (ph: DR)
Le Front populaire ivoirien (Fpi), principal parti de l'opposition politique ivoirienne, a émis des réserves sur la révision de la liste électorale prévue à partir du 1er juin prochain.

C'était à l'issue de la rencontre entre la Commission électorale indépendante (Cei) et les partis politiques, tenue hier mardi 26 mai au siège de l'institution à Cocody. À cette occasion, le représentant d'Affi N'guessan à cette audience, Kouakou Kra, secrétaire national chargé des élections, a attiré l'attention des acteurs politiques sur l'organisation du processus de la révision de la liste électorale. Il a soulevé un hic sur les pièces fournies lors de l'élaboration de la liste, notamment le certificat de nationalité. Selon lui, cette pièce n'est pas fiable parce qu'elle ne possède ni photo, ni une marque qui puisse authentifier le document, ce qui laisse un doute sur l'opération. «Nous émettons des réserves. Nous ne savons pas comment à travers cette pièce, ils pourront sécuriser les opérations. Avec la carte nationale d'identité, il y a déjà des préoccupations. Mais surtout avec le certificat de nationalité, ça sera un peu difficile», s'est-il voulu sceptique. Poursuivant, Kouakou Kra a souligné que l'acquisition, la fiabilité et le moyen de contrôle de la fiabilité de ces pièces seront véritablement très difficiles. Cette situation, a indiqué le représentant du Fpi, constitue une véritable inquiétude pour le parti à la rose. À l'en croire, il appartiendra à la commission électorale de relever le défi de la transparence et de la crédibilité de l'opération. «Ils disent qu'il y aura une phase d'affichage des listes, nous pensons que nous allons inviter nos militants et nos électeurs à aller se faire enrôler. Mais, surtout, à vérifier l'authenticité de ces électeurs qui sont supposés être recensés dans tous ces centres», a-t-il fait remarquer. Il a aussi signifié que le certificat est une présomption de nationalité ; il ne peut pas faire office d'une pièce d'identité. «Nous savons qu'avec la carte d'identité, qui est peu falsifiable, on arrive à frauder ; ce n'est pas le certificat de nationalité qui peut rendre crédible l'opération. On demande son retrait, et qu'on accepte la carte nationale d'identité», a-t-il martelé. Quant à Youssouf Bakayoko, président de la Cei, il a expliqué le processus de révision de la liste électorale. Pour lui, il s'agit d'abord de prendre en considération la liste établie en 2010. Et ensuite, ajouter les requérants qui ne sont pas sur cette liste et qui ont l'âge requis pour être des électeurs . Et d'ajouter que la première étape de cette révision sera d'enregistrer les demandeurs et de publier la liste provisoire pour passer par la voie du contentieux. Après, dira-t-il, il y aura la liste définitive qui sera rendue publique. Le président de la Cei a aussi invité les partis politiques à s'impliquer activement dans ce processus afin d'amener les militants à se faire enrôler massivement pour figurer sur la liste électorale. «Nous demandons aux partis politiques de s'associer pleinement à cette opération, car leurs militants constituent les électeurs qui vont participer aux élections. Or, il nous faut organiser des élections transparentes et apaisées», a-t-il souhaité. Notons que cette rencontre qui s'est tenue à huis clos a enregistré la participation de plusieurs partis politiques dont le Fpi, le Rdr, le Pdci, l'Udpci, et le Mfa.

Steeve AZO (Stg)

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  • SOURCE: L'inter
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