Scandale des écoutes téléphoniques/ Les enregistrements sont authentiques, selon des services secrets français

Des tractations avant la diffusion du présumé coup de fil Diendéré-Soumaïla Bakayoko
Guillaume Soro est dans une mauvaise passe (Photo d'archives)
Les enregistrements des écoutes téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé sont " parfaitement authentiques", au dire de certains spécialistes du renseignement français, qui les ont longuement décryptés.

C'est du moins ce que rapporte La Lettre du continent dans sa dernière édition du 27 janvier 2016. A en croire le confrère, les bandes sonores diffusées depuis l'éclatement de ce scandale, notamment celle où échangent des voix attribuées à Soro et Bassolé, sont bel et bien authentiques. En d'autres termes, ces experts français du renseignement estiment que ce sont bien les deux personnalités qui parlent sur cette bande sonore. Ce que confirment d'autres experts français, qui ont été consultés pour authentifier ces enregistrements téléphoniques. Cette révélation vient battre en brèche la position défendue jusque-là par les partisans de Guillaume Soro. Depuis l'éclatement de l'affaire, ceux-ci dénoncent un montage grossier. Selon eux, les voix que l'on entend sur la bande de 16mn notamment ne sont pas celles de Soro, du moins les propos qui y sont tenus ne proviennent pas de lui. Il s'agirait d'un montage visant à l'accabler. Ils crient naturellement à la cabale. Dans le même temps, ils rendent public un enregistrement d'un peu plus d'une minute, censée rapporter la véritable conversation entre Soro et Djibril Bassolé. Pour les partisans du président de l'Assemblée nationale, ce qui est en cause, ce n'est pas que celui-ci n'a pas eu d'échanges téléphoniques avec Bassolé, mais il ne se reconnaît pas dans les propos qui lui sont prêtés sur la bande sonore incriminée. D'où toute la polémique qui entoure encore cette affaire d'écoutes téléphoniques. Cette histoire, faut-il le rappeler, est partie d'un enregistrement sonore diffusé sur les réseaux sociaux au mois d'octobre 2015; enregistrement sur lequel l'on entend des voix, supposées être celles de Guillaume Soro et Djibril Bassolé. Le présumé Soro évoque avec son interlocuteur la possibilité d'apporter son soutien aux auteurs du putsch perpétré au Burkina Faso à la mi-septembre 2015. Se fondant sur cette bande sonore, les autorités burkinabè ont lancé un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, le 15 janvier 2016. Alors que l'épisode des échanges téléphoniques entre Soro et Bassolé n'est pas encore clos, voilà que de nouvelles bandes sonores sont diffusées sur les antennes de Rfi. Elles rapportent des échanges que le général Gilbert Diendéré aurait eus avec le chef d'état-major des armées ivoiriennes, le général Soumaïla Bakayoko d'une part et ceux que l'épouse de celui-ci aurait eus avec l'ex-chef de guerre, Koné Zakaria, au plus fort du coup d'Etat de la mi-septembre 2015 au Burkina Faso. Avant la diffusion de cet élément, révèle La Lettre du continent, les responsables de Rfi ont pris langue avec Alassane Ouattara pour recueillir sa réaction. Mais, nous apprend le confrère, celui-ci s'est muré dans "un silence de plomb". Il n'a visiblement rien fait pour bloquer la diffusion de ces éléments.

Assane NIADA

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites

Assane Niada

|

  • SOURCE: Soir info
Previous ◁ | ▷ Next
Vous n'avez pas de compte? Créez votre compte

Connectez vous a votre compte