Situation socio-politique : La plateforme Eds en colère contre Moussa Faki Mahamat suite aux propos tenus sur la Cei

Dako Zahui (vice-president de Eds) : « Sa déclaration ne concerne pas la Côte d’Ivoire et le peuple de Côte d’Ivoire. »
22/08/2019
Situation socio-politique : La plateforme Eds en colère contre Moussa Faki Mahamat suite aux propos tenus sur la Cei
La plateforme Eds souligne que la loi portant réforme de la Cei promulguée par le président Alassane Ouattara est non consensuelle

Les propos tenus par Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine au sujet de la loi portant réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) adoptée par les deux chambres parlementaires de Côte d’Ivoire et promulguée par le président de la République, Alassane Ouattara le 06 août 2019 continuent de faire couler encre et salive. Après la sortie des députés de l’opposition ivoirienne qui ont à l’unanimité exprimé leur indignation face à la sortie de Moussa Faki Mahamat, c’est au tour de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds) de Georges-Armand Ouégnin de condamner avec la dernière énergie les propos du président de la Commission de l’Union africaine.

Pour Dako Zahui Toussaint, avocat et vice-président de Eds chargé des affaires juridiques, la déclaration du président de la commission de l'Union africaine vient mal à propos et ne saurait concerner le peuple de Côte d’Ivoire. « Il est clair que le président de la Commission de l’Union africaine, d’une part, n’est pas l’Union africaine, l’organisation panafricaine. Et d’autre part, Monsieur Moussa Faki Mahamat n’est pas la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Sur cette base donc, sur la forme, sa déclaration ne concerne pas la Côte d’Ivoire et le peuple de Côte d’Ivoire.», a indiquéDako Zahui Toussaint dans un communiqué dont nous avons reçu copie ce jeudi 22 août 2019.

Poursuivant, le vice-président de Eds chargé des affaires juridiques a fait remarquer que la loi portant réforme de la Commission électorale indépendante promulguée par le président de la République Alassane Ouattara est non consensuelle. Il en veut pour preuve, la non prise en compte des propositions et suggestions faites par sa plateforme et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). « Cette loi qui a été votée et qui est décriée a méprisé l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Le plus important, c’est que cette loi ait méprisé les principaux partis de la Côte d’Ivoire. Notamment, Eds qui est une plate-forme constituée d’un certain nombre de partis politiques et non des moindres et le Pdci. Cette loi a aussi méprisé les principales organisations de la société civile parce que les plus importantes ont été écartées au détriment des organisations constituées pour la circonstance. Cette loi a méprisé toute la dynamique de la réconciliation pilotée par Eds et son référent politique, le président Laurent Gbagbo. Le plus important c'est que cette loi a méprisé le consensus voulu par le peuple ivoirien.», a déclaré Dako Zahui Toussaint, invitant le président de la Commission de l’Union africaine à être un acteur de démocratie.

« Le peuple de Côte d’Ivoire attend que Monsieur le président de la Commission de l’Union africaine exhorte ses amis à être des artisans de paix, des artisans de la démocratie. Et par conséquent, monsieur le président devait exhorter l’organisation africaine à être le vecteur de la démocratie. Voilà ce que souhaite Eds pour l’avenir de la Côte d’Ivoire et non des déclarations pour faire plaisir ou soutenir des amis. Il s’agit donc d’une simple déclaration qui n’a pas abordé le fond. Par conséquent le peuple de Côte d’Ivoire ne se sent pas concerné par cette déclaration.», a souhaité le chargé des affaires juridiques de Eds.

Maxime KOUADIO

                                                                    

 

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