Congrès de la Jfpi/ Pascal Affi N'guessan (Pdt du Fpi) : « Aucun parti ne peut accéder au pouvoir sans une alliance »

« Nous serons dans la cabine de pilotage de la Cei »
« La plateforme de l'opposition a accouché d'une souris »
21/09/2019
Congrès de la Jfpi/ Pascal Affi N'guessan (Pdt du Fpi) : « Aucun parti ne peut accéder au pouvoir sans une alliance »
Affi N'guessan a justifié la participation du Fpi à la Cei

Pascal Affi N'guessan, président du Front populaire ivoirien (Fpi) a fait un tour d'horizon de l'actualité politique nationale, ce samedi 21 septembre 2019, du haut de la tribune du premier congrès extraordinaire de la jeunesse de son parti, qui se teint à Treichville.

« C'est le congrès de la renaissance du Fpi en vue de la reconquête du pouvoir en 2020 », a-t-il d'emblée situé. Puis, Affi N'guessan a laissé entendre que la plateforme de l'opposition, c'est un abus de langage. « Car l'ambition que nous avons nourrit en vue de rassembler toute l'opposition a accouché d'une souris. On espère que les uns et les autres reverrons leur position. Aucun parti ne peut accéder au pouvoir sans une alliance. Cette pensée est le fondement de la création du Rhdp. Sans cette alliance peut-être que nous sérions encore au pouvoir », a-t-il fait observer.

Par ailleurs, Affi N'guessan a justifié la position du Fpi d'envoyer des représentants pour sièger à la commission centrale de la Commission électorale indépendante (Cei). « Nous sommes présents à l'heure actuelle dans la Cei. Nous aurons certainement un poste de vice-président. Nous avons congédié Youssouf Bakayoko. Nous avons toujours demandé une négociation et tandis que nous avons l'occasion certains partis politiques pour des raisons qui leur sont propres disent de ne pas assister aux négociations. Cette position nous permettra d'être dans la cabine de pilotage de la Cie », a-t-il souligné.

Concernant l'appel de l'acquittement de Laurent Gbagbo et Blé Goudé que veut interjetter Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale, Affi s'en est offusqué. «  La communauté internationale est toujours dans le dilatoire pour masquer un harcèlement. Ce procès est inutile. Non seulement il est inutile juridiquement mais, il est improductif politiquement. On ne règle pas des désaccords par la prison », a-t-il martelé.

Jonas BAIKEH

 

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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