Situation Sociopolitique : Me Lamine Diarrassouba attaque le pouvoir


09/10/2019
Situation Sociopolitique : Me Lamine Diarrassouba attaque le pouvoir
Me Diarrassouba Lamine, vice président du Mvci, chargé des droits de l'homme.

Diarrassouba Lamine a donné un aperçu de ce qui attend les participants au meeting du Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (Mvci). Meeting qui se tiendra à la place de Koumassi 05, le samedi 12 octobre 2019. C'était au cours de la conférence de presse qu'il a animée le mardi 08 octobre 2019 au siège du Mvci.

Le meeting aura bel et bien lieu à Koumassi terminus 05 et pourtant le lieu qui avait été souhaité est la place In’Challah. Un fait qui dénote de la tension qui existe entre le Rhdp et l’opposition. Me Diarrassouba Lamine, vice président du Mvci chargé des Droits de l’Homme exhorte les tenants du pouvoir à baisser les épaules.

« Nous devons faire abstraction de nos égos, notre statut, nos qualités pour aller vers l’autre. Nous devons invertir cette politique qui consiste à écraser l’autre. A créer les différences là où il n’y en a pas. Faire de certaines personnes des personnes de seconds rangs, ou de secondes zones parce qu’on aura acquis une stature sociale qui nous donne des ailes et des airs à écraser son prochain. » a lancé l’avocat au barreau d'Abidjan avant d’ajouter que « celui qui humilie son prochain oublie ce qu’il était hier et ne sais pas ce qu’il sera demain. Sachons pouvoir garder l’humilité que recommande la cohésion sociale. ».

Par la suite, le vice-président a évoqué le cas de la commission électorale indépendante, dont le président élu ne représente aucun problème pour le Mvci. Par contre, l’institution elle-même est problématique. « Malheureusement nous avons assisté à une parodie. » a-t-il laissé entendre sans manquer d’user de métaphore décrire l’avenir de la Cei « La manière de planter l’arbre détermine la qualité de ses fruits. L’arbre qui a été mal planté ne peut pas donner de bons fruits. Une cei qui n’as pas été consensuelle ne peut pas donner de bons fruits. Nous avons été bafoués parce que nos propositions n’ont été écoutées. ».

Me Diarrassouba fait savoir que le rôle de l’opposant est de promouvoir des intelligences nouvelles. « L’opposant participe au développement, de la création des idées nouvelles en vue de promouvoir des intelligences nouvelles et aller ensemble vers le développement. » a-t-il souligné. Et pourtant, « on fait des opposants des cadavres ambulants ». Il s’est également penché sur la situation de Mangoua Jacques condamné. Pour lui, l’intervention du procureur de Bouaké, cache quelque chose. « Quand on s’apprête à justifier une décision, c’est qu’on se reproche quelque chose. Je n’ai jamais entendu parler d’une preuve par la négation. ». Par conséquent, il qualifie la décision de « liberticide ». Il a laissé entendre que « la Côte d’Ivoire doit renouer avec les fondements de la justice ».

L'avocat au barreau de la Cpi a terminé par livrer un message de soutien aux victimes de cette stratégie d’intimidation et d’incarcération des opposants.

Alain B. Zadi (Stg)

Alain Zadi (stg)

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  • SOURCE: Linfodrome

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