Transfèrement de Simone Gbagbo à La Haye: : les internautes plus d’accord qu’opposés


11/12/2012
Les internautes indiquent au pouvoir ivoirien la décision qu'il doit prendre concernant Simone Gbagbo. Ph D.R
Voilà exactement vingt (20) jours que la Cour Pénale Internationale (CPI) a fait connaître l’existence de son mandat d’arrêt à l’encontre de Simone Ehivet Gbagbo.

Le jeudi 22 novembre 2012, dans un communiqué, la Cour a officialisé ce mandat qui, a t-elle appris, était sous scellés depuis le mois de février de cette année. Plus de deux semaines après la publication dudit mandat, le pouvoir ivoirien est encore à réfléchir à la réponse qu’il doit donner à la Procureure Fatou Bensouda qui l’a invité à coopérer au transfèrement de l’ex-première Dame.

Alors que pour la majorité des internautes, il n’y a pas matière à cogiter, à en croire le sondage réalisé par notre portail d’informations. 57 personnes ont bien voulu réagir à la question de savoir si « le Président Ouattara doit permettre le transfèrement de Simone Gbagbo à la CPI ». Plus de la majorité de ce nombre ont répondu par l’affirmative.

A 56,1% soit 32 votants, les participants ont indiqué que le chef de l’État Alassane Ouattara doit satisfaire la demande de la CPI. Vu que Simone Gbagbo est poursuivie pour des chefs d’accusation similaires à ceux pour lesquels l’Etat ivoirien a facilité le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. Pour eux, si la Côte d’Ivoire s’est déclarée incompétente à juger dans ses tribunaux l’ex-chef d’Etat pour les crimes dont il est accusé, elle doit adopter la même attitude quand il s’agit de son épouse.

Cet avis n’est pas partagé par un autre groupe d’intervenants. Ceux-ci, au nombre de 18 soit 31,6%, ont estimé que l’ancienne députée d’Abobo doit être jugée par les juridictions nationales en qui ils trouvent toutes les capacités à faire le travail équitable que pourrait accomplir la CPI. Ils rejoignent ainsi le Président Alassane Ouattara qui affirmait en début de la semaine dernière, à l’occasion de la réunion du Groupe Consultatif à Paris, après un tête-à-tête avec son homologue français François Hollande, que Simone « peut-être jugée en Côte d’Ivoire ».

Cependant, un dernier groupe de participants à ce sondage a choisi de ne pas se prononcer en faveur ou contre l’une des deux options. Ces sept dernières personnes qui représentent 12,3% de la population votante sont restées sans avis. Au vu des résultats de cette évaluation, si le gouvernement ivoirien devrait considérer l’avis de la population, en tout cas pour ceux qui y ont participé, pour se décider, il sait à quoi s’en tenir.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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