USA: Fusillade à l'US Navy, Les motivations du tueur

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les-motivations-du-tueur Aaron Alexis, 34 ans, l'auteur de la fusillade qui a coûté la vie à 12 personnes. Il a lui-même été abattu par la police
Afrique & Monde

24 heures après la fusillade dans les bureaux de la Marine américaine à New York, l'on continue de s'interroger sur les motivations de l'homme qui a tué 12 personnes avant d'être abattu à son tour. Pour le moment, la piste terroriste n'est pas privilégiée. Mais sait-on jamais?

Aaron Alexis, 34 ans est un Noir qui a servi dans la Marine américaine de 2007 à 2011 avant d'être remercié pour mauvais comportement. C'est cet homme, reconverti par la suite dans l'informatique, qui a ouvert le feu le lundi à 12H 20 min locale, tuant douze personnes qui travaillent dans un immeuble qui en abrite 3000. Le tueur a pu facilement réussir son coup dans ce lieu pourtant hautement sécurisé, grâce au permis d'entrée qu'il détenait.

En effet, Hewlet-Packard, le géant informatique a révélé après le drame, que Aaron Alexis travaillait comme informaticien pour un sous-traitant chargé de mettre à jour l'intranet de l'US Navy et des Marines. Mais comment se fait-il qu'il ait pu accéder à cet immeuble avec son arme? Le tueur a profité d'une faille dans le système sécuritaire.

L'accès à l'immeuble n'est pas équipé de détecteurs de métaux. L'ancien Marine était certainement au parfum de cette inimaginable légèreté. Depuis que le mal est fait, deux choses préoccupent les enquêteurs du FBI. D'abord, Aaron Alexis a t-il agi seul? Ensuite, pourquoi a t-il commis ce carnage? Si la réponse à la première interrogation est connue, à savoir que l'homme a agi seul, on continue cependant de chercher les motivations de son acte.

Selon les enquêteurs, la fusillade n'est pas un acte terroriste. L'auteur n'a apparemment pas de lien avec un groupe jihadiste. Les enquêteurs continuent de fouiner son ordinateur pour déceler un quelconque lien avec des groupes terroristes. Le criminel serait-il un détraqué mental? Cette hypothèse serait crédible, car à en croire le père de Aaron Alexis, depuis que son fils a participé aux opérations de secours aux victimes des attentats du 11 septembre 2001, il souffrirait de troubles de stress post-traumatique. Si la piste de la démence est retenue, alors, le nom de cet ex-Marine viendra s'ajouter à une liste déjà longue de tous ces malades mentaux laissés libres et armés qui sèment la mort régulièrement. Cet énième drame pose plus que jamais la question du renforcement des lois sur la vente d'armes à feu aux Etats-Unis, un sujet qui fait débat dans ce pays.

Charles d'Almeida

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