Présidentielle en Gambie: L’ancien président Adama Barrow réélu

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Afrique & Monde

Le président sortant Adama Barrow a été réélu à la tête de la Gambie à l’issue de l’élection présidentielle.

En Gambie, Adama Barrow a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle ce dimanche 5 décembre 2021 avec plus 53% des voix. C'est une large victoire pour celui qui était arrivé au pouvoir à la surprise générale il y a cinq ans, après 22 ans de pouvoir autoritaire de Yahia Jammeh. Il est suivi par son challenger, Ousainou Darboe, avec 27,7% des voix.

L’annonce de sa réélection a été suivie par des scènes de liesse de ses partisans qui ont dansé sur une vaste esplanade de Banjul.  Le président réélu a déclaré endosser la victoire "avec un grand sentiment de joie et d'humilité", et a appelé ses partisans à "respecter" les électeurs de ses concurrents qui étaient cinq à être en lice.

Pour Alieu Momarr Njai, président de la commission, Adama Barrow a été "dûment élu pour servir en tant que président de la République de Gambie". Pour ce second mandat, le développement, le projet de nouvelle constitution qui n’a pas abouti ou encore la mise en œuvre des recommandations de la commission vérité réconciliation et réparations pour les victimes de l’ancien régime, sont entre autres les défis qui l’attendent.

Né en 1965 dans un petit village de la région de l’Upper River (est), Adama Barrow a monté son agence immobilière à Banjul, après avoir été agent de sécurité en Grande-Bretagne. En 2016, quand Adama Barrow a été élu pour un premier mandat, Yahya Jammeh régnait d’une main de fer sur le pays.

Membre du Parti démocratique gambien (UDP), formation historique de l’opposition, Adama Barrow avait été hissé à la tête d’une coalition, à défaut d’Ousainou Darboe, le chef de l’UDP, à l’époque en prison. La victoire, qui s’était jouée à quelques voix près, avait été contestée par le despote. Il avait fallu une intervention militaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour l’obliger à quitter le pouvoir, et son exil en Guinée équatoriale se poursuit encore aujourd’hui.

 Sandra Kohet