Tensions CEDEAO-Mali : Albert Toikeusse Mabri invite les belligérants au dialogue

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Publié le Source : Linfodrome
tensions-cedeao-mali-albert-toikeusse-mabri-invite-les-belligerants-au-dialogue Albert Mabri Toikeusse s'adresse aux maliens et à la CEDEAO

Le président de l’UDPCI, Albert Toikeusse Mabri réalise que le bras de fer entre le Mali et la CEDEAO sera contre-productif pour la sous-région. Pour un dénouement heureux, le disciple de Felix Houphouët Boigny invite les differentes parties à privilégier le dialogue.

La crise malienne préoccupe l’ensemble des acteurs politiques africains. En Côte d’Ivoire, le Président de l’UDPCI conscient des conséquences des sanctions contre le Mali, a invité les belligérants à opter pour le dialogue pour des solutions optimales. Ci-dessous sa déclaration.

La démocratie en recul en Afrique de l’Ouest

Pour Mabri « Dans une Afrique de l'ouest qui après quelques années d'espoir est en recul démocratique et face à la tourmente, mon réflexe matinal ce jour a été, au-delà de la parole de Dieu, de me replonger dans les enseignements du Sage de l'Afrique, le père fondateur de la Nation ivoirienne, le Président Félix Houphouët-Boigny » a-t-il rappelé.

Ainsi « Je voudrais en partager trois avec vous », poursuit-il

« De nos jours, plus sans doute qu'au cours des époques successives qu'a traversées l'humanité, la paix mondiale est indivisible (vœux au corps diplomatique le 1er janvier 1967, Abidjan).

Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles

Le Dialogue est l'arme des forts et non des faibles, c'est l'arme de ceux qui font passer les problèmes généraux avant leurs problèmes particuliers, avant les questions d'amour propre....

Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la Paix juste et durable, on ne doit hésiter un seul instant à recourir, avec obstination, au dialogue (vœux au corps diplomatique le 1er janvier 1970, Abidjan).

Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l'Afrique.  Et si nous pouvons mener de front la lutte pour la Paix à l'intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l'Afrique (conférence de presse sur le Dialogue le 28 avril 1971, Abidjan).

Le Colonel Goïta sur les traces d’Houphouët

En saluant, la disponibilité du Col Assami Goïta au dialogue, je voudrais inviter tous à méditer ces paroles de Houphouët-Boigny et à agir, chez nous et ailleurs, en s'appuyant sur les instruments du dialogue pour une diplomatie pourvoyeuse de cohésion et de paix durable.

Puisse Dieu inspirer nos dirigeants et préparer nos cœurs et nos esprits à la Vraie Fraternité pour une Afrique qui gagne.

Chapeau et titres sont de la rédaction

Carlos DOGBA