Sanctions contre le Mali : Le forum de la société civile appelle à un dialogue entre les parties prenantes  

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sanctions-contre-le-mali-le-forum-de-la-societe-civile-appelle-a-un-dialogue-entre-les-parties-prenantes Bénédicte Koffi et ses camarades invitent la Cedeao et la junte du Mali à la création d'un comité de suivi des accords (PhDr)
Afrique & Monde

Le Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest section Côte d’Ivoire (Foscao-CI) a pondu un communiqué relativement aux décisions prises par la Cedeao contre la junte au pouvoir au Mali. Dans cette déclaration qui a été signée par la coordinatrice nationale intérimaire, Bénédicte Koffi, le dialogue a été privilégié comme voie de sortie de cette situation.

L’organisation non gouvernementale Ouest africaine a fait entendre sa voix dans la crise qui oppose la Cedeao à la République du Mali. Le Mali a, en effet, été frappé d’un embargo économique suite au non-respect des délais de son engagement.

Face à cette situation qui divise, pas seulement la Cedeao, mais également l’Afrique, l’Ong a voulu apporter sa contribution dans le règlement de ce différend.

Les recommandations

L’organisation ouest africaine souhaite que la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) revienne sur sa décision. Alors elle demande à la Cedeao de privilégier le dialogue pour sauver l’intérêt des populations maliennes. A cela, elle aimerait que la Cedeao sursoit aux sanctions pour sauver les vies humaines déjà en difficultés par la présence des terroristes. Enfin, elle veut que les pays de la Cedeao s’unissent et engagent une force commune sous-régionale pour combattre les terroristes qui sévissent dans le sahel et au nord du Mali.

Elle demande à la Cedeao de privilégier le dialogue pour sauver l’intérêt des populations maliennes

Aux autorités maliennes, elle suggère la réduction de manière claire et acceptable la durée de la transition en cours. Encore, il faudrait que le respect du protocole de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnelle au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité soit de mise. Pour conclure,  l’Ong recommande aux autorités maliennes de maintenir le dialogue permanent avec les autorités de la Cedeao en vue d’une sortie de crise.


Au-delà de toutes ces suggestions, cette organisation souhaite la mise en Place d’un comité de suivi des accords avec des experts électoraux pour l’organisation des élections transparentes et apaisées au Mali.

Des réactions de certains pays de la Cedeao

La décision de condamner le Mali par un embargo économique, pire, d’user de la force contre la junte n’a pas connu l’assentiment de tous les pays africains. Avec en tête la Guinée Conakry. Le colonel Doumbouya Mamady a affirmé de façon claire et formelle qu’il ne fermera pas ces frontières avec le Mali. En effet, la Cedeao, à Accra le 2 janvier 2022, avait demandé aux pays membres de fermer ses frontières avec le Mali.

Encore, plusieurs pays d’Afrique du nord n’ont pas cessé de commercer avec le Mali. Ils continue le trafic aérien avec les maliens.