Coup d’Etat au Burkina Faso : La France l’avait prévu, voici ce qui se préparait

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coup-d-etat-au-burkina-faso-la-france-l-avait-prevu-voici-ce-qui-se-preparait Emmanuel Macron et Roch Kaboré se sont parlés (PhDr).
Afrique & Monde

La rédaction de Africa Intelligence a mis au jour les manœuvres de la France dans le coup d’Etat qui a emporté le pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré le lundi 24 janvier 2022.

Quai d'Orsay avait déjà préparé une stratégie en cas d’attaque du pouvoir au Burkina Faso, selon Africa Intelligence. A croire, la France voyait cette option inévitable au point de prendre les devants.

Anticiper sur la menace

Toute la journée du dimanche 23 janvier 2022, Roch Kaboré était en contact avec les émissaires de Paris. Au moment où les mutineries débutaient au camp de Sangoulé Lamizana et à la caserne de Kaya. Et l’action s’est faite immédiatement.

En effet, depuis le mois de septembre 2021, les autorités françaises avaient prévu un tel scénario. Dans le courant du mois d’octobre 2021, les choses se sont précisées car elles voyaient la menace imminente. « Les services de sécurité s’étaient préparés en conséquence » indique le confrère.

Le même dimanche, aux environs de 10h, tout était fin prêt pour exfiltrer Roch Marc Kaboré du pays. A 20h, les forces spéciales françaises devaient passer à l’action pour extraire le président de sa résidence privée pour un pays voisin.

Roch Kaboré intransigeant

Plusieurs propositions de points de chute ont été faites à Roch Kaboré pour sortir du pays. L’idée était de le faire sortir du pays. Un certain nombre de pays voisins étaient prêts à l’accueillir.

Devant ces ouvertures, Roch Kaboré est resté sur sa position. A savoir rester au Burkina Faso quel qu'en soit le prix. Les négociations ont duré jusqu’à minuit où le contact a été interrompu. Cela était tributaire de l’intensifications des combats entre les forces légitimes et les éléments putschistes.

Tentative d’assassinat

Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) dont la tête est tenue par le lieutenant-colonel Paul Henri Sangaogo Damiba, avait dans son premier communiqué, informé sur le déroulé du coup d’Etat. Il a expliqué que ce coup de force a eu lieu « sans effusion de sang ». Une information qui ne traduit pas totalement certaines intentions à l’encontre du président d’alors.

Selon des proches de Roch Kaboré, il a échappé à une tentative d’assassinat ». il aurait eu la vie sauve grâce à sa garde rapprochée.

Alain Zadi

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