Phénomène météorologique : Typhon, Ouragan et Cyclone quelles différences ?

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phenomene-meteorologique-typhon-ouragan-et-cyclone-quelles-differences Le besoin de donner un nom aux cyclones est apparu dès la fin du XVIIIe siècle.
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Chaque année, plus de 80 violentes perturbations atmosphériques se développent au-dessus des océans tropicaux  selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). 

Celles-ci sont plutôt connues sous les termes d’ouragan, typhon ou encore cyclone. Cependant, elles désignent toutes un seul et unique phénomène. Ce mercredi 28 septembre, la Floride attend avec anxiété l’arrivée dans la journée de l’ouragan de catégorie 4 Ian. Ce dernier pourrait s’intensifier rapidement entraînant des conséquences désastreuses, selon les autorités américaines. La veille, ce même ouragan a dévasté l’ouest de Cuba.

Phénomène météorologique

L’ouragan Ian fait d’ailleurs partie des «plus de 80 violentes perturbations atmosphériques» qui surgissent et se développent chaque année «au-dessus des océans tropicaux», comme l’explique Météo-France.

«Plus de 80 violentes perturbations atmosphériques»

En effet, on distingue trois types de perturbations dans les zones tropicales pour désigner un seul et unique phénomène météorologique extrême : le typhon, l’ouragan et le cyclone tropical. Toutefois, l’appellation se différencie selon la localisation et le niveau de danger du phénomène en question.

«Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30° N et 30° S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h (soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort)», note Météo-France.

Une dépression tropicale

Tout d’abord, les violentes perturbations atmosphériques surgissent lorsque la température de l’océan s’élève dans les 60 premiers mètres pour permettre une évaporation intense et des transferts d’humidité de l’océan vers l’atmosphère.

Les trois perturbations commencent par une dépression tropicale, une perturbation cyclonique dont la vitesse de vent est inférieure à 63 km/h. Dès lors que l’intensité du vent passe ce cap, on atteint le stade de tempête tropicale. Lorsque les rafales dépassent 117 km/h, on parle alors de cyclone.

Toutefois, la désignation du type de phénomène varie selon l’endroit du globe où il se produit. «Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l'océan Indien et au Pacifique sud. On parle en revanche d'ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est et enfin de typhon dans le Pacifique nord-ouest», affirme Météo-France.

Concrètement, en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est, les tempêtes portent le nom «d’ouragan» (ou Hurricane en anglais en référence à Hunraken, nom du dieu du mal dans les Caraïbes) lorsque l’intensité du vent dépasse les 119 km/h. Ce phénomène est divisé en cinq catégories selon la force des rafales.

Pour classer l’ouragan selon son intensité, les météorologues l’échelle de Saffir-Simpson. Un robot flottant filme les vagues depuis l'intérieur d'un ouragan

Des tourbillons qui s’étendent de 500 à  1000 km

Dans la région nord-ouest du Pacifique, ces mêmes tempêtes sont appelées «typhons». Ce terme vient du chinois «t’ai fung», qui signifie «grand vent», qui a donné l'indien toofan, l'arabe tufan, le portugais tufão et l'anglais typhoon.

Tempêtes sont appelées «typhons». Ce terme vient du chinois «t’ai fung», qui signifie «grand vent», qui a donné l'indien toofan, l'arabe tufan, le portugais tufão et l'anglais typhoon.

En parallèle, dans le sud-est de l’océan Indien, dès lors que les rafales se situent entre 131 km/h et 180 km/h, il s’agit d’un «cyclone tropical». De 180 km/h à 239 km/h, on parle alors d’un «cyclone tropical intense». Au-delà de 239 km/h, le cyclone devient «très intense».

Par ailleurs, les cyclones peuvent être très dévastateurs et leurs conséquences peuvent être terribles, d’où l’importance des actions de prévention. Même si les appellations se différencient, ces trois termes caractérisent un tourbillon de pression centrale très basse qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord).

Ces tourbillons se déplacent à une vitesse de 20 à 30 km/h et s’étendent sur 500 à 1.000 km. Les vents les plus violents se rencontrent autour de l’œil, une zone d’accalmie.