Burkina Faso : Des manifestants exigent le départ des forces françaises dans 72 heures

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burkina-faso-des-manifestants-exigent-le-depart-des-forces-francaises-dans-72-heures Des burkinabés manifestent contre la présence de bases militaires sur le territoire
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Au Burkina Faso, des manifestants ont à nouveau protesté contre la présence de l’armée française dans le pays.

Alors qu’un nouveau gouvernement de la transition s’est installé au Burkina Faso, dans un contexte de lutte contre l’insécurité dans le pays, des centaines de manifestants burkinabè ont manifesté vendredi 28 octobre 2022 devant le camp des forces spéciales françaises, réclamant leur départ du pays.  

Délai de « 72 heures »

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), les manifestants pro-russes sont arrivés au camp Bila Zagré de Kamboinsin où sont stationnés uniquement des soldats burkinabè. "Les manifestants ont donné 72 heures à "la France pour quitter le Burkina". Ils l’ont signifié dans une lettre remise aux responsables du camp Bila Zagré", indique l’agence, qui ajoute que plus tôt, ce groupe s’est rendu à l’ambassade de France pour dire "non à la France".

Arborant des drapeaux burkinabè et russes, les manifestants ont rallié l’ambassade de France pour dire « non à la présence des forces françaises » : ils accusent la France de jouer un jeu trouble dans la lutte anti-jihadiste au Burkina Faso, comme rapporté par le médias français RFI.

"Ils ont réclamé le départ de cinq anciens ministres de l’ex gouvernement de la transition"

« Trop c’est trop, nous ne voulons plus de base militaire française au Burkina Faso. Nous exigeons leur départ pur et simple », martèle un responsable du mouvement Africa Révolution cité par RFI.

Les manifestants ont également réclamé le départ de cinq anciens ministres de l’ex-président de la transition Paul-Henri Damiba, reconduits dans le nouveau gouvernement, selon la source.

"Ces manifestants avaient tenté de faire fermer les boutiques au marché central de Ouagadougou. Mais certains commerçants s’y sont opposés : un affrontement entre commerçants et manifestants a été évité de justesse"

Il faut noter que depuis le second coup de d’Etat qui a chuté le colonel Paul-Henri Damiba Sandaogo le 30 septembre dernier dans un contexte d’incapacité de lutte contre le terrorisme qui sévit dans le pays, des manifestants se sont déchaînés contre la présence de l’armée française à Ouaga.