Économie nationale : Abdourahmane Cissé (ministre chargé du budget) : « Il n'y a pas de risque de surendettement »


29/10/2015
Le ministre Cissé a donné la réplique à ceux qui évoquent un surendettement de la Côte d'Ivoire
«Il n'y a donc pas de risque de surendettement car le Gouvernement reste soucieux du respect des limites de la stratégie nationale d'endettement », a soutenu Abdourahmane Cissé,ministre chargé du budget.

Dans une interview qu'il a accordée à Financial Afrik (paru le 26 octobre 2015), il a fait l'état des lieux de l'économie nationale. « Les ratios d'endettement sont en ligne avec les standards en la matière, aussi bien dans la zone Uemoa qu'au niveau du Fmi. Le ratio dette publique totale sur PIB, est de 36% à fin 2014, et d'environ 35% en 2015 », a-t-il fait observer. Le ministre Cissé a également indiqué que la Côte d'Ivoire se trouve dans la dernière année de mise (en œuvre) du Plan national de développement (Pnd) 2012-2015. La mise en œuvre de ce plan de développement a permis, selon ses explications, à la Côte d'Ivoire, de renouer avec une croissance qui frôle les deux chiffres depuis 2012. « Le pays a renoué avec la stabilité macroéconomique et avec la paix et la sécurité. Après quatre (4) ans d'exercice effectif du pouvoir, le président de la République a fait renaître la Côte d'Ivoire, a redoré son blason et redonner confiance au peuple et aux investisseurs. Ce retour de l'espoir est fondé sur des actes concrets observables dans le quotidien, et la promesse d'un avenir qui s'annonce plus radieux. Les indicateurs socioéconomiques évoluent tous dans le bon sens. Le taux de croissance du PIB est en moyenne de 9% sur les trois dernières années, le taux d'inflation est inférieur à 3%, la couverture des exportations est entre 5 mois et 6 mois, et le déficit budgétaire est contenu, avec par exemple, un niveau de 2,3% du PIB en 2014 », a-t-il souligné. Il a ajouté que les efforts du gouvernement en matière de réformes, afin de rendre l'environnement des affaires attrayant, ont permis au pays de figurer parmi les 10 pays les plus réformateurs dans le classement Doing Business. « Le taux de pauvreté est passé de 51% en 2011 à 46,3% en 2015. Les producteurs sont mieux rémunérés, les fonctionnaires ont connu une augmentation de salaire moyenne de l'ordre de 20%, et l'accès aux soins de santé, s'est amélioré. Il va l'être davantage pour un plus grand nombre avec la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle. Il y a de l'eau potable pour de plus en plus de personnes. Bref, l'économie ivoirienne se porte globalement bien, quoique nous sommes conscients que de nombreux défis restent encore à relever. C'est dans ce cadre qu'un second Pnd est en cours d'élaboration pour la période 2016-2020, avec pour objectif visant à renforcer l'accès aux services sociaux de base, à créer de l'emploi en particulier pour la jeunesse, ainsi que la réduction des inégalités au niveau des régions », a-t-il noté.

Jonas BAIKEH

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Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Soir info

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