Gestion des zones marines et côtières : Les océanographes outillés à l’analyse des données satellitaires

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Economie

Le Centre universitaire de recherche en télédétection (CURAT), en collaboration avec l’Université du Ghana a organisé ce lundi 09 août 2021 pour le compte du projet Gestion des zones marines et côtières en Afrique de l’ouest (Gmes and Africa) un atelier de formation sur la Data Science en océanographie. Au menu de cette formation qui se tient sur cinq jours (du 09 au 13 août 2021) au sein du CURAT de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, l’utilisation du logiciel Python sur les images satellitaires.

Cet atelier s’inscrit dans les cahiers de charge du CURAT qui est orientée vers l’innovation et l’utilisation des solutions libres pour la gestion de l’environnement, notamment marin et côtier. De façon pratique, il s’agit de renforcer les capacités des apprenants et partenaires des structures publiques nationales et privées sur l’utilisation du logiciel Python pour faire la Data Science (utilisation des machines pour prédire, faire des données).

En pleine expansion dans le domaine de l’océanographie, Python devrait permettre aux enseignants chercheurs et chercheurs de visualiser des données océanographiques. Notamment, la température de la surface de mer, la couleur de l’océan. Les données recueillies selon Prof. Djagoua Eric Valère, point focal national du programme Gmes and Africa devraient permettre de révolutionner les recherches océanographiques en Côte d’Ivoire.


« L’accent est plus mis sur l’utilisation des Nouvelles technologies de l’information, notamment la télédétection et les Sciences de l’information géographique. De plus en plus, nos océans et littéraux sont beaucoup exploités. Pour pouvoir les gérer, il faut des instruments qui permettent de voir dans sa globalité, voir toutes les zones qui sont très dynamiques. Nous utilisons ces éléments pour pouvoir aider à la compréhension de l’océan. », explique Prof. Djagoua Eric Valère. Qui soutient que dorénavant les images satellitaires seront analysées automatiquement de sorte à anticiper sur les phénomènes liés à l’océan.

« Il ne s’agit pas d’utiliser uniquement la télédétection dans le domaine scientifique, mais plutôt voir ce que la population peut en tirer comme bénéfice. Nous voulons mettre à la disposition des populations des services qui vont permettre d’améliorer leur quotidien, notamment au niveau des pêcheurs. Nous allons permettre à ceux qui sont dans le domaine de la pêcherie d’être en sécurité en mer. L’utilisation d’images satellitaires va permettre également d’informer la population sur les changements de la mer. », a fait savoir l’expert en océanographie. Avant d’appeler les Etats africains à mettre à la disposition des chercheurs des moyens conséquents pour permettre de comprendre le système de l’océan. « Parce que s’il n’est pas compris, il est difficile de trouver les moyens pour sa navigation et son exploitation. Avec l’aide des Etats on peut y arriver. », ajoute-il sous le regard approbateur de Docteur Mobio Brice, responsable du Laboratoire en télédétection et Sciences de l’information géographique(SIG), représentant pour la circonstance le directeur du CURAT, prof. Kouamé Kan Jean.

Il remercie dans la foulée Gmes and africa, pour le financement de la formation qui rentre dans la droite ligne des missions du CURAT. « Nous avons la capacité de traiter nos données ici. Le CURAT a les moyens intellectuels. », soutient-il. « Les images analysées serviront à prendre des décisions et faire des prévisions pour le développement durable. », précise Docteur Mobio Brice pour clore ses propos.

 

Maxime KOUADIO