Gestion budgétaire 2023-2025 : Moussa Sanogo présente les priorités du Gouvernement aux Sénateurs

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gestion-budgetaire-2023-2025-moussa-sanogo-presente-les-priorites-du-gouvernement-aux-senateurs Le ministre Moussa Sanogo au sénat (PhDr).
Economie

Le ministre Moussa Sanogo était face aux Sénateurs membres de la commission des affaires économiques et financières du Sénat, à Yamoussoukro, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire.

Le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo et les Sénateurs ont échangé sur les priorités de l’Etat pour l’exercice 2023-2025. La session s’est déroulée en présence du président du Sénat, Ahoussou Jeannot, et de fonctionnaires des Sénats français et allemand.

Les orientations budgétaires sur la période 2023-2025

Moussa Sanogo a présenté, au cours de cette rencontre, les orientations budgétaires inscrites au budget de l’Etat sur la période 2023-2025. Il s’agit notamment de la trajectoire budgétaire pour les trois années à venir, une trajectoire qui s’inscrit elle-même dans le Plan national de développement  (PND) 2021-2025.

Les grandes lignes de ces informations contenues dans le Document d’orientation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEF) 2023-2025, ont été présentées par l’émissaire du gouvernement. Il ressort de sa présentation que le projet de budget de l’Etat pour l’année 2023 s’établit à 11 272,1 milliards Fcfa, en hausse de 13,8% par rapport au budget 2022. Le montant du budget devrait atteindre 12 876,7 milliards Fcfa en 2024 et 13 513,3 milliards Fcfa en 2025. 

‘’La politique budgétaire de l’Etat sur la période 2023-2025 orientée vers la consolidation de l’efficacité du recouvrement des recettes intérieures’’

Moussa Sanogo a informé que la politique budgétaire de l’Etat sur la période 2023-2025 sera principalement orientée, en matière de recettes, vers la consolidation de l’efficacité du recouvrement des recettes intérieures (recettes fiscales, recettes non fiscales, ressources de trésorerie hors emprunts-programmes et emprunts-projets) estimées à 80% des ressources.

Les recettes fiscales budgétaires devraient s’établir à 5 222,4 milliards Fcfa en 2023, puis à 5 756,5 milliards Fcfa en 2024 et à 6 326,7 milliards Fcfa en 2025. Les recettes non fiscales sont attendues à 108,1 milliards Fcfa en 2023, puis à 114,6 milliards Fcfa en 2024 et à 121,4 milliards Fcfa en 2025.

Les Sénateurs dévoilent leurs préoccupations

Suite à la présentation du ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, les Sénateurs ont soulevé des préoccupations liées à la sécurité, à l’éducation-formation, aux dépenses pro-pauvres, aux infrastructures, à la gestion de la dette, l’inflation, etc. Des préoccupations auxquelles le ministre a apporté des réponses visant à rassurer les Sénateurs.

A la fin de la session, Moussa Sanogo a fait remarquer qu’il a eu des échanges intéressants. Il a souligné que les sénateurs ont soulevé des points pertinents relatifs à la question de la production agricole, aux appuis aux collectivités, etc. « Il s’agit de préoccupations auxquelles nous avons essayé d’apporter des réponses et voir ce que nous prévoyons pour régler ces problèmes », a promis Moussa Sanogo.  

‘’Le gouvernement s’organise à trouver des réponses adéquates aux effets persistants de la crise de Covid-19 et de l’inflation liée à la guerre Ukrainienne’’

Sur la question des effets persistants de la crise de Covid-19 et de l’inflation liée à la guerre entre la Russie et l’Ukraine

, le ministre a affirmé que « le gouvernement s’organise à trouver des réponses adéquates sur ces questions à travers la prise de mesures efficaces ».

Moussa Sanogo a affirmé que la bonne gestion des finances publiques en Côte d’Ivoire est une réalité. Il appelé les Ivoiriens à continuer à faire confiance au gouvernement en place. « Si on en juge par les rapports produits par les organismes internationaux, par différents organismes de contrôle ou encore les institutions supérieures de contrôle, le résultat est favorable et nous nous en réjouissons », a conclu le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat.  

Avec sercom