30 artistes décédés du 1er janvier 2020 à ce jour, selon le DG du Burida

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Ouattara Karim, Directeur général du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) a, en marge d’une signature de convention entre son organisme et l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) ce jeudi 03 septembre 2020, dressé le sombre tableau des artistes ivoiriens. Tirant sur la sonnette d’alarme et sensibilisant sur la nécessité pour les utilisateurs d’œuvres de l’esprit de s’acquitter des droits d’auteur, le DG du Burida a indiqué que 30 artistes sont décédés du 1er janvier 2020 à ce jour.

Le directeur général du Burida œuvre pour une image plus positive des artistes ivoiriens notamment les sociétaires du Burida. Et pour lui cela passe par l’augmentation de l’assiette de perception en terme de recouvrement des droits d’auteur. D’où la récente signature de convention entre le Burida et l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire. Après la signature de cette convention qui va permettre au Burida de couvrir tout le territoire national, une autre convention de partenariat a été signée ce jeudi 03 septembre 2020 avec l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire. 

À l’occasion de cette cérémonie de signature, Ouattara Karim qui a sensibilisé les radios de proximité à aider le Burida dans le recouvrement des droits d’auteur les a en outre invité à sensibiliser les populations sur l’importance du paiement des droits d’auteur. À l’en croire, une œuvre doit pouvoir rapporter à son auteur de l’argent toute sa vie durant et 70 ans après son décès. 

Malheureusement, a-t-il déploré, les artistes vivent sous nos cieux dans une précarité du fait du non paiement de leurs droits d’auteur. Conséquences, a-t-il révélé, du 1er janvier 2020 à ce jour, ce sont trente artistes qui sont décédés. Certains, a-t-il ajouté, sont gravement malades et d’autres peinent à se prendre en charge. 

C’est pourquoi le Directeur général du Burida a invité les uns et les autres à aider les artistes en payant les droits qui leur reviennent. « Soyons les complices, les défenseurs et les ambassadeurs des artistes. Luttons pour que notre culture puisse vivre. Aidons nos artistes à ne pas avoir honte », a-t-il défendu devant le Bureau de l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire. 

 

 

Philip KLA

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