Peinture : Un ivoirien vend un tableau à 300 millions de Fcfa

Publié le Modifié le
peinture-un-ivoirien-vend-un-tableau-a-300-millions-de-fcfa Le peintre Abdoulaye Diarrassouba alias Aboudia présente ses dessins
People

Aboudia, un peintre ivoirien a vendu un tableau à 300 millions lors d’une vente aux enchères à Londres.

La nouvelle a été publiée ce jeudi 10 mars 2022 sur la page Facebook de Jacob Bleu. Son jeune collègue Abdouaye Diarassouba alias Aboudia a vendu un tableau à 378 000 livres, soit environ 300 000 000 fcfa.

Ce tableau de notre artiste peintre Aboudia vient d'atteindre un record de vente aux enchères.

« Très bonne nouvelle pour la Côte d'Ivoire et pour l'Art contemporain africain. Un tableau de notre artiste peintre Aboudia vient d'atteindre le record de vente aux enchères chez Christies, à Londres. Prix de vente du tableau "Haut les mains" : environ 300 000 000 fcfa (378 000 £) », a-t-il déclaré avant de dire sa fierté pour son collègue.

Peintre qui s’inspire des graffitis d’Abidjan

Aboudia, de son vrai nom Abdoulaye Diarrassouba, est un artiste ivoirien qui vit et travaille entre Brooklyn et Abidjan. Il s’inspire des graffitis dessinés par les jeunes sur les murs dans les rues d’Abidjan, en particulier les quartiers populaires d’Abobo, Yopougon et Treichville.

Aboudia, le roi des « mogos »

Dans une interview accordée à l’Agence France Presse, en 2016, Aboudia avait indiqué que les débuts de son métier étaient beaucoup critiqué, d’Abidjan « Certains disaient que j'avais raté ma vie, qu'il fallait +faire docteur, faire autre chose+ », raconte-t-il.

Quelques temps plutard, il a signé une exposition intitulée « Mogo Dynasty » à la fondation Fakhoury d'Abidjan. A cette époque, Aboudia était encore Abdoulaye Diarrasouba, et il s'exprimait volontiers en nouchi, l'argot des quartiers populaires ivoiriens.

 Pourquoi le terme « Mogo »

Il faut souligner que les « Môgôs » sont des personnages récurrents dans ses peintures. Dans la langue Nouchi, « Môgô » signifie « un ami fidèle de tous les jours ». Les môgôs d’Aboudia appartiennent à une jeunesse livrée à elle-même, qui se débrouille au quotidien pour survivre et se soutient dans les moments difficiles. Ses tableaux représentent symboliquement des personnes en détresse lorsqu’elles sont allongées.