Côte d’Ivoire : « Les techniciens du cinéma sont marginalisés » (Jean Aristide Dico, président RETECH-CI)

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Les techniciens du cinéma en Côte d'Ivoire veulent un statut reconnu par les autorités ivoiriennes. Dans cet entretien, Jean Aristide Dico donne l'intérêt de la création de ladite association.

A quoi consiste concrètement la mise en place de cette association ?

Cela est parti du fait que nous avons constaté que les techniciens de cinéma sont marginalisés. C'est à dire qu'on met en place tout le dispositif pour produire un film, ceux qui sont au cœur du film (éclairagistes, monteurs, ingénieurs de son...) sont oubliés.

Avec du recul nous trouvons qu'il est difficile pour toute corporation de défendre ses droits quand il n'y a pas d'union

Ils ne vivent pas du fruit de leur dur labeur. Avec du recul nous trouvons qu'il est difficile pour toute corporation de défendre ses droits quand il n'y a pas d'union. C'est la raison pour laquelle les techniciens de cinéma de Côte d'Ivoire ont décidé de créer une association et de parler d'une même voix. Nous voulons par ailleurs assurer la formation de tous les membres. Cela nous permettra de connaître nos droits et être outillés suffisamment sur notre métier.

Votre relation avec le Burida ?

L'association est née depuis le mois de juin dernier. Nous n'avons pas encore été dans les locaux du Burida. Il faut savoir que le métier de techniciens du cinéma n'est pas reconnu par le bureau ivoirien des droits d'auteur. Notre rêve c'est que le bureau reconnaisse le statut des techniciens du cinéma ivoirien.

Vous revendiquez combien de membres dans votre association ?

Nous existons à peine trois (3) mois. Il est vraiment trop tôt pour donner un nombre exact. Ce qu'il faut savoir c'est que nous avons ouvert l'association à tous les techniciens du cinéma en Côte d'Ivoire.

Avez-vous de grandes actions à mener ?

Une visite de courtoisie à notre ministre de tutelle est prévue. Nous aurons étalement plusieurs rencontres avec tous les acteurs du secteur. Initier plusieurs sessions de formations des membres sur tout le territoire national.

Votre regard sur le cinéma ivoirien?

En toute sincérité, le cinéma ivoirien est en plein essor. Il y a quelques années, le cinéma était le parent pauvre de la politique ivoirienne. Mais aujourd'hui, il y a une avancée majeure. C'est à saluer. Mais nous voulons que l'État nous aide à nous prendre en charge en tant que techniciens du cinéma. Notre statut doit être pris en compte.