Procès relatif au ''braquage'' de la Bceao: La défense invoque l'incompétence du tribunal

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Politique

La défense de Laurent Gbagbo, Aké N'gbo, Koné Katinan et Désiré Dallo, accusés notamment de ''vol en réunion par effraction portant sur des caves de la Bceao et des numéraires'', a invoqué l'incompétence du tribunal à juger l'affaire.

Hier mardi, au tribunal du Plateau, les avocats ont mis en avant la fonction des prévenus, tous ayant occupé de hautes fonctions en Côte d'Ivoire. Laurent Gbagbo a été président de la République, Aké N'gbo, Premier ministre, Koné Katinan et Désiré Dallo, ministres. Pour les avocats, c'est une haute Cour de justice qu'il faut pour juger leurs clients. Or, cette Cour n'a pas encore été mise sur pied. Par ailleurs, l'équipe de la Défense dirigée par Me Dirabou Mathurin a relevé le manque d'éléments tangibles pouvant permettre au juge de condamner les prévenus. Elle a estimé qu'en procès pénal, les faits constituent des éléments sur lesquels le juge doit s'appuyer pour rendre sa décision. Dans le cas d'espèce, elle relève l'absence de faits. « La Bceao n'a subi aucun dommage. On nous a caché cela. Elle n'a subi aucune casse, aucun vol, aucun détournement », s'indigne la défense, qui dénonce ''un procès politique et une volonté de casser l'élite''. « Ou bien, on ne sait pas où on casse la Bceao en Côte d'Ivoire », ironise-t-elle, avant de déclarer qu'on ne peut rien reprocher à Laurent Gbagbo, Aké N'gbo, Koné Katinan et Désiré Dallo. « En procès pénal, on cherche des éléments matériels. La Bceao qui est l'élément central n'a produit aucun document. Avons-nous demandé à la Bceao, Bicici, Sgbci si elles ont perdu de l'argent ? On poursuit rien », soutient la défense. Autres éléments brandis par les avocats, les Procès-verbaux (Pv) des dirigeants des banques ayant subi des dommages. Pour la défense, dans ces Pv, les dirigeants des banques évoquent des pillages et la destruction de leurs agences pendant les affrontements et après la perte du pouvoir par l'ex-chef d’État. Or, au dire des avocats, leurs clients sont mis en cause dans des affaires qui se sont produites avant les affrontements. Tous ces éléments ont conduit la défense à plaider la relaxe pure et simple de ses clients.

Y.D

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Yacouba Doumbia
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