Les présidents Gbagbo, Bédié et Ouattara sont devenus des projets de loi pour les candidats

Politique
Publié le Source : Linfodrome
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La campagne électorale pour les législatives a pris fin ce jeudi 4 mars à 00h. Les candidats de tout bord confondu, étaient face aux électeurs pour donner les raisons de leur candidature. Cependant, on a été surpris que la plupart des candidats avaient pour projet leurs mentors, c'est à dire, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.

Débutée le 26 février dernier, la campagne électorale pour les législatives a pris fin ce jeudi 4 mars à 00h.

les candidats avec les moyens à leurs dispositions, seduisaient les électeurs.

cependant, au lieu de donner les motivations de leur candidature et les projets de loi à défendre une fois élu, on a assisté aux discours de pouvoir et contre pouvoir. C'est à dire, les candidats du pouvoir avaient que pour message" c'est le président Alassane Ouattara, qui nous a envoyés. Si vous voulez le développement et si vous voulez qu'Alassane Ouattara travaille bien, alors votez pour nous." Voici le message commun que les candidats du RHDP véhiculaient.

or nous savons que le député est le représentant du peuple. Et la volonté du chef de l'État, ne peut pas forcément être celle du peuple. On se rappelle également que les députés du parti au pouvoir avaient voté contre la gratuité de la carte nationale d'identité, conformément à la volonté du chef de l'État.

on a également mis les projecteurs du côté de l'opposition. À leur niveau, le message était clair, mais flou " si vous voulez que le président Laurent Gbagbo revienne. Alors votez pour nous. Les présidents Gbagbo et Bédié se sont mis ensemble, c'est pour la réconciliation." Pourtant, on constate dans leur rang des divergences pas dignes des alliés.

Que proposent les candidats de l'opposition pour l'amélioration des conditions de vie de la population? On est resté sur notre faim.

du côté des indépendants, l'on retiendra que, c'est la frustration qui a motivé leur candidature. " Nos aînés, ne veulent pas céder la place aux jeunes." Comme si être jeune, était un projet de loi pour le bien-être social.

la campagne a pris fin sans entendre réellement de nos futurs députés ce qu'ils feront une fois au parlement.

Carlos DOGBA