Présidentielle 2020

Guerre ouverte entre pro-Soro et pro-Blé Goudé, les derniers espoirs de l’opposition ruinés, un médiateur réclamé


08/10/2020
Guerre ouverte entre pro-Soro et pro-Blé Goudé, les derniers espoirs de l’opposition ruinés, un médiateur réclamé
L’opposition actuellement constituée en front commun, connaît des désaccords entre certains de ses grands leaders.

L’actualité politique de ce jeudi 08 octobre 2020 est dominée par trois faits, la guerre ouverte entre pro-Soro et pro-Blé Goudé, les conclusions de la mission conjointe de la Cedeao, de l’Ua et de l’Onu, ainsi que la requête de l’opposition ivoirienne qui réclame un médiateur à quelques semaines de la présidentielle d’octobre 2020.

Les tabloïds ivoiriens ont relayé ce jeudi les désaccords entre les partisans de l’ex ministre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, et ceux de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume. Les relations entre ces deux figures majeures de l’opposition ivoirienne ne sont plus très bonnes, au moment où le front commun constitué contre la candidature d’Alassane Ouattara prépare son meeting ce samedi 10 octobre 2020, au stade Félix Houphouët-Boigny.

 

Depuis le dimanche 04 octobre 2020, il y a un clash entre leurs proches sur les réseaux sociaux. « Après la lune de miel, c’est la lune de fiel. Sommes-nous tentés de dire. Ça ne va plus entre Guillaume Kigbafori Soro, 48 ans, et Charles Blé Goudé lui aussi âgé du même nombre d’années. Le fils de Naprahio (Guibéroua) tient pour responsable des malheurs et maux de la Côte d’Ivoire le natif de Kofiplé (Ferkessédougou), Guillaume Soro et son "papa" Henri Konan Bédié », a écrit le quotidien Le Jour Plus. Le confrère a titré à sa grande Une, « A trois semaines de la présidentielle : Guerre ouverte entre pro-Soro et pro-Blé Goudé ».

 

Dans le même temps, l’opposition ivoirienne vient d’essuyer un coup dur, ce mercredi 07 octobre 2020, après les conclusions de la mission conjointe de la Cedeao, de l’Ua et de l’Onu qui s’est déroulée du 04 au 07 octobre. Cette mission n’est pas contre la tenue de l’élection présidentielle le 31 octobre 2020, et compte envoyer des observateurs électoraux en Côte d’Ivoire pour les joutes électorales à venir.

 

Pourtant, l’opposition de son côté, souhaitait que la mission exige un report de la présidentielle, la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), et surtout le retrait de la candidature du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Sur la question, le quotidien Le Matin a barré à sa grande Une : « Mission conjointe Onu, Ua, Cedeao : les derniers espoirs de l’opposition ruinés ».

 

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En réaction, cette opposition qui entend mener son combat jusqu’au bout a réclamé « un médiateur ou un facilitateur », pour un dialogue inter-ivoirien sur le processus électoral. Maurice Kakou Guikahué, un des chefs de file du front commun contre Alassane Ouattara, a également déclaré dans une vidéo publiée le 07 octobre 2020 sur Pdci Tv : « Oui, il faut le dialogue mais nous-mêmes, nous allons prendre nos responsabilités pour appeler à ce dialogue ». Pour lui, comme le rapporte le confrère L’inter, « Le président de la République Alassane Ouattara refuse le dialogue ». Le quotidien a titré à sa Une : « Tensions autour de la présidentielle 2020 : après la mission de la Cedeao, l’Ua, l’Onu, l’opposition réclame un médiateur ».

 

Les contentieux qui existent entre le pouvoir en place et l’opposition sont loin d’être vidés après les recommandations de la mission conjointe de la Cedeao, de l’Ua et de l’Onu. Faut-il le souligner, à quelques semaines des échéances électorales, la situation sociopolitique reste tendue en Côte d’Ivoire. L’opposition menace de rester dans le stade Félix Houphouët-Boigny après son meeting prévu ce samedi, quand pour le porte-parole principal du Rhdp, Kobenan Adjoumani, poser un tel acte serait s’enfermer dans « une prison à ciel ouvert ».

Eddy BIBI

Eddy BIBI

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  • SOURCE: Linfodrome

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