Situation sociopolitique

Un 1er mai particulier pour Ouattara, Bédié et des pro-Gbagbo


02/05/2013
Après la fête du travail, le travail reprend, la revue de presse aussi. Bienvenue donc amis de linfodrome.com à notre numéro du jour consacré à la situation sociopolitique avec l’anniversaire troublé du PDCI, la visite du chef de l’État dans le Tonkpi, la fête du travail et la situation des pro-Gbagbo. Bonne lecture !

Bédié trouble l’anniversaire du PDCI

Tous les journaux ont fait l’écho d’un incident dont a été victime le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié. C’est qu’à l’occasion du dîner gala marquant le 67 Anniversaire du parti, Soir Info fait savoir que « en pleine fête, Bédié tombe dans la salle ». Alors qu’il affichait un air débonnaire, le président Bédié a été pris au dépourvu par un malaise dont l’origine reste inconnu, écrit le journal. Selon L’inter, ce malaise a gâché la fête du PDCI. Il raconte que l’incident est survenu aux environs de 23h05, et pendant quinze minutes, il a détourné l’attention de tous les fêtards qui ont été pris d’inquiétude. Cet incident a été expliqué par le médecin de l’ex-chef d’État dans une interview à Le Nouveau Réveil ». Selon Dr. Chatigre Évariste, « Bédié a eu un malaise vagal qui a été vite géré ». Il a indiqué que le mal vagal « une sensation d’étouffement » qu'on peut connaître, comme lorsqu'on fait un voyage sur une longue distance.

Visite d’État de Ouattara

Le Président Ouatatra est depuis hier en visite d’État de quatre jours dans l’ouest du pays, dans la région du Tonkpi. « Je suis venu vérifier les progrès réalisés », a dit le chef de l’État, pour situer le motif de cette visite, à en croire la Une de Le Patriote. Il relate qu’à son arrivée, hier, à 16h 39 à Man, le numéro ivoirien a été accueilli triomphalement par des populations en liesse. Mais cette « visite démarre dans le sang », relève Notre Voie. Il rapporte qu’il y a eu un grave accident à l’entrée de la ville de Man, le mardi à 23h, dans lequel ont été victimes des éléments de la Garde Républicaine. « 25 FRCI blessés dont 5 dans un état comateux, quant 9 se retrouvent avec des fractures. Cinq cas jugés critiques ont été transférés d’urgence à Abidjan », lit-on dans ce quotidien. Cette information est confirmée par presque tous les journaux dont L’Expression et L’Intelligent d’Abidjan. Ces journaux expliquent que c’est un grumier qui sortait, en marche arrière et sans feux de signalisation, d’une scierie, qui a été à l’origine du drame. Devant cette sortie surprise du camion, la colonne de véhicules militaires s’est retrouvée dans un carambolage d’une rare violence, vu qu’ils roulaient à vive allure.

Fête du travail, plainte et colère

Hier, mercredi 1er mai 2013, était la fête du travail. Les syndicats des travailleurs qui étaient en face du Premier ministre Daniel Kablan Duncan, ont dépeint un « tableau peu reluisant » de la situation socioprofessionnelle, a titré Fraternité Matin, à la Une. Dans le journal, on lit que Soro Mamadou, secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme a dit que « les attentes ne peuvent plus attendre ». Quant à l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), elle a demandé la revalorisation du Smig à 60.000 Fcfa. Lesquelles revalorisations ont été trouvées « légitimes » par le ministre du commerce, Jean Louis Billon. Répondant aux travailleurs qui ont dénoncé la cherté de la vie, et surtout la paupérisation de 50% de la population, le Premier ministre a indiqué que le ministre de l’Économie s’évertue à le ramener à 25%, dans les mois à venir. Dans Soir Info, on apprend que des travailleurs étaient en colère contre le gouvernement, au sujet du Smig. Et pour cause, alors que le représentant du patronat, Bernard N’doumi, a indiqué que la revalorisation du Smig est un acquis pour le patronat et qu’il revient au gouvernement de le faire appliquer, le représentant du ministre de l’emploi dira qu’il n’est qu’un simple envoyé : « Je vais rendre compte. Sûrement, une réponse sera trouvée à ce problème… ». Des propos qui ont provoqué l’ire des travailleurs.

Situation des pro-Gbagbo

A la Une de Le Nouveau Courrier, on lit que, selon la Lettre du Continent, « Hollande exige la libération de Michel Gbagbo ». Le périodique français écrit que, au cours d’une visite du consulat de France au prisonnier, dans sa geôle, un rapport a été fait. Selon ses sources, « la santé du fils de l’ex président ivoirien nécessite un suivi. Il souffre de problèmes dentaires, cardiaques et digestifs. Ce rapport, allié aux pressions de Paris, serait à l’origine de son transfert, le 18 avril, de Bouna à la Polyclinique Internationale Sainte Marie d’Abidjan (PISAM) ». D’ailleurs, par rapport à la plainte déposée par le prisonnier contre Soro Guillaume et ses ex-chefs rebelles, le mensuel révèle que la juge Sylvia Zimmermann pourrait venir en Côte d’Ivoire pour enquêter. En ce qui concerne la demande d’extradition de Simone Gbagbo par la CPI, Le Temps relève des contradictions du régime Ouattara. C’est que d’un côté le Président Ouattara dit : « On réfléchit », et de l’autre, son ministre de la justice dit : « on va la juger ici ». Pour ce qui est de Sangaré Aboudramane, président vice président du Front Populaire Ivoirien (FPI) arrêté depuis le 11 avril 2011 et détenu jusqu’à une date récente à Katiola, les journaux informent qu’il a été transféré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, après un séjour à la PISAM.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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