Simone, Bédié, Ouattara et Gbagbo

Maladie, prison: fortunes diverses pour les politiciens ivoiriens


03/05/2013
Simone Gbagbo malade, le Président Ouattara à l’ouest, les assurances de Bédié et les bruits de casseroles à la CPI. Voici de quoi traitera notre revue de presse ce vendredi 3 mai 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !

Simone Gbagbo est malade

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Éhivet Gbagbo ne se porte pas bien. La nouvelle de son transfert, hier, à la Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie (PISAM) a parcouru les rédactions. Bien entendu, ce matin, tous les journaux en parlent. Soir Info écrit que c’est parce qu’elle est dans un état inquiétant qu’on a dû la transférer sur Abidjan. Les avocats de la prisonnière de Korhogo expliquent que « à la suite de problème de santé l’affectant, il a été sollicité auprès des autorités ivoiriennes son transfert médical à Abidjan ». Et si celles-ci ont donné leur accord pour ce transfert, c’est parce qu’en croire le ministre de la Justice, Coulibaly Gnénéma, « elle a besoin de soins médicaux ». Avec ce nouveau transfert dans un centre médical, après celui de Aboudramane Sangaré, Christine Adjobi, Michel Gbagbo, Le Temps titre que la série noire continue pour les pro-Gbagbo du fait de « la rancune tenace du régime Ouattara contre les prisonniers politiques qu’il détient illégalement ».

Visite de Ouattara dans l’ouest

Le président Alassane Ouattara est en visite d’État dans le Tonkpi depuis le 1er mai. Y étant allé avec tout le gouvernement, il a présidé le conseil des ministres qui s’est tenu à Man, chef-lieu de région, rapporte Fraternité Matin. Ce conseil hors du palais présidentiel d’Abidjan, selon le chef de l’État, « est pour d’abord rester en contact avec les populations afin d’essayer d’avoir une meilleure appréciation des réalités. Mais également pour être en mesure de vérifier ce que nous avons commencé à faire », relate le journal, qui informe que le gouvernement a engagé de grandes réformes, entre autres : la mise à niveau de la loi sur la concurrence au niveau des textes de l’UEMOA pour lutter contre la vie chère, la nomination prochaine des gouverneurs de districts par le Président Ouattara, la délimitation des villages… Mais au cours du meeting qu’il a donné par la suite à Biankouma, le chef de l’État a « craché ses vérités » au sujet des élections locales du 21 avril dernier, fait savoir L’Expression. Au des militants FPI qui se sont présentés en indépendants et ont remporté quinze mairies, Ouattara a dit : « le FPI a bel et bien participé à ses élections. Je les félicite d’ailleurs pour les quinze mairies qu’ils ont pu obtenir et je crois que les militants qui ont bravé leur parti pour participer à ces élections sont les vrais démocrates et les vrais patriotes ». C’est pourquoi Nord-Sud Quotidien barre à la Une : « Ouattara félicite les indépendants ». En effet, répondant à ceux qui ont vu de mauvais œil la grande participation de candidats indépendants à ces élections, le Président a dit : « ils n’ont rien compris. Le système des indépendances montre l’émergence et le dynamisme de la démocratie dans notre pays. Aux nouveaux élus, il a demandé de bien gérer les ressources qui seront alloués aux localités. « Les détournements de fonds seront sanctionnés. Je veux que cela soit clair », a dit Ouattara.

Santé de Bédié et congrès du PDCI

Nous rapportions hier que Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a eu un mal vagal pendant la cérémonie marquant la célébration des 67 ans du parti, dans la soirée du mercredi. Une situation qui a duré une dizaine de minutes, après quoi il s’est remis sur pied et a esquissé quelques pas de danse. Pour annihiler toute polémique, l’ex-chef d’État déclare, comme on peut lire dans plusieurs journaux dont L’inter : « je me porte comme un charme ». En effet, recevant hier le comité de pilotage du congrès de son parti, il a dit : « comme vous le voyez, je suis devant vous en chair et en os. Je me porte comme un charme », a-t-il répondu aux journalistes. Concernant le congrès, il est fixé au mois d’octobre de cette année. Et Le Patriote nous dit que, de façon officieuse, c’est l’actuel secrétaire général du PDCI, Djédjé Mady, qui est le président d’organisation dudit congrès. Si elle est confirmée, ce sera dit-il une remise en selle de ce dernier, car à l’en croire, Mady était tombé en disgrâce aux yeux de ses partisans. Bédié sera-t-il candidat à sa propre succession ? Sa réponse est mise en exergue à la Une de Le Nouveau Réveil. « C’est le congrès qui décide du choix du président du parti », a-t-il affirmé. Et quand on évoque le nom de Charles Konan Banny, Bédié dit : « ce ne sont pas là les décisions du PDCI. Le PDCI est un parti démocratique ». Quant à Banny, interrogé par RFI, il indiquera que « le PDCI doit continuer d’être le parti d’avant-garde. Les générations changent et il est important que le PDCI soit vigilant pour ne pas être dépassé par les évènements ». Convaincu qu’il y aura débat au congrès, Banny a averti : « il faut qu’on n’ait pas peur du débat »

Bruits de casseroles à la CPI

Selon Le Courrier d’Abidjan, « une juge belge fait trembler la CPI ». Il s’agit de la juge Christine Den Wyngaert qui s’est retirée du procès à La Haye des dirigeants kényans. Au sujet des accusations contre Uhuru Kenyatta et William Ruto, elle a dit que « il y a de sérieuses questions quant à savoir si l’Accusation a mené une enquête complète et approfondie sur le cas de l’accusé avant la confirmation… Je pense que les faits montrent que l’Accusation n’avait pas respecté ses obligations au moment où elle demandait la confirmation des charges et qu’elle n’était pas encore prête quand les procédures devant cette chambre a commencé ». Le journal faisant un rapprochement avec l’audience de Gbagbo croit que les juges pourront avoir un regard plus critique à l’égard de l’Accusation avant de prononcer son verdict vis-à-vis de Laurent Gbagbo. Sur cette affaire, Notre Voie titre à la Une : « CPI, le procureur au centre d’un nouveau scandale ». Même si cette affaire n’a aucun lien avec l’affaire Gbagbo, le quotidien pense que quelque chose risque de se passer d’ici le 28 mai 2013, date butoir pour le verdict de l’audience de confirmation des charges contre l’ex-chef d’État ivoirien.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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