Côte d'Ivoire

Mamadou Koulibaly et Banny: de nouvelles menaces pour Ouattara


07/05/2013
Amis lecteurs, heureux de vous retrouver ce matin pour la revue de presse de linfodrome.com. Dans notre numéro de ce mardi 7 mai 2013, nous traiterons de la gestion de Ouattara, des vérités de Mamadou Koulibaly, de l’alliance PDCI-FPI en vue de la présidentielle. Bonne lecture !

Gestion de Ouattara

Pour riposter contre les critiques du Front Populaire Ivoirien (FPI) à l’endroit du Président Ouattara au sujet de sa gestion du pays, Le Patriote écrit : « Prétendu surendettement de la Côte d’Ivoire, le FPI dans l’intox ». Il ajoute que le FMI est satisfait de Ouattara. Car lors de la mission des institutions de Bretton Woods, en mars dernier à Abidjan, Michel Lazare avait déclaré que « au niveau du seuil d’endettement, la Côte d’Ivoire n’a pas utilisé la fenêtre à taux de 100 millions de dollars (50 milliards F.Cfa ». Alors le journal demande : « si le FMI qui doit réglementer l’endettement de la dette ivoirienne n’a pas encore tiré la sonnette d’alarme, pourquoi veut-on être plus royaliste que le roi ? », puisque des économistes avancent qu’on peut aller au delà de ce taux concessionnel. La visite du PDG du Groupe Bouygues en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle il a été reçu par le chef de l’État, rentre dans le cadre du management de Ouattara apprécié par Le Patriote. En effet, Fraternité Matin et bien d’autres journaux informent du tête-à-tête entre Alassane Ouattara et l’opérateur économique français. Pour la production en électricité, ce dernier a décidé d’investir 500 milliards, vu que « la vigoureuse reprise économique en perspective implique de mettre en place des infrastructures énergétiques très importantes. Et nous voulons être loyaux en participant au développement, en aidant également à construire également des autoroutes », a-t-il dit. A ce niveau, concernant le 3ème pont d’Abidjan, Martin Bouygues a rassuré de sa livraison en décembre 2014, comme prévu.

Les vérités de Mamadou Coulibaly à Ouattara

Le président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) a dit ses vérités sur la situation socio-politique au cours d’une conférence-débat. Sur la une de Soir Info et de certains journaux, on lit qu’il appelle à une coalition de l’opposition. Et pour cause, « cette opposition coalisée, si elle n’est pas organisée, le combat de la liste électorale ne sera pas mené. Si elle n’est pas organisée, le combat de la transparence des élections ne sera pas mené. Si ces combats ne sont pas menés, alors on arrive en 2015 à des élections qui vont se passer exactement comme aux municipales. Celui qui a des armes, celui a de l’argent pour corrompre, celui qui a des muscles pour faire peur, prendra le pouvoir. Et ceux qui sont fâchés vont se retrouver dans les palabres et on va se retrouver dans la Côte d’Ivoire qui continuera de se battre », a-t-il expliqué. Mamadou Koulibaly a aussi évoqué le cas Amadé Ouérémi, le burkinabé qui occupe, avec sa bande armée, la forêt classée du Mont Péko. S’il y est encore, c’est parce que le Président Ouattara le veut a-t-il indiqué. « Voilà la star ! l’intouchable terroriste, maître sans contexte du territoire national avec la bénédiction du Président de la République, chef suprême des armées, ministre de la Défense, président du Conseil national de Sécurité, président du Conseil national de la Défense. Si Ouattara ne sort pas Amadé de la forêt du Mont Péko, c’est qu’il est complice d’Amadé Ouérémi. C’est une déduction logique », a affirmé l’ex-président de l’Assemblée nationale. Mais selon Notre Voie, Ouattara a échoué devant Amadé Ouérémi dans sa volonté de libérer ladite forêt. Car au cours de sa visite d’État à l’ouest où règne le seigneur de guerre Ouérémi, Ouattara s’est contenté de répondre de façon laconique que « le cas Ouérémi est en règlement. Il n’y aura pas d’impunité ». Et pourtant, ce dernier ne cesse de défier les autorités ivoiriennes. Par rapport au règlement du foncier, Le nouveau Courrier avertit : « Ivoiriens, attention danger ! ». Analysant le renforcement de la loi de 1998 relative au foncier que Ouattara propose pour résoudre le problème, le journal fait savoir que le chef de l’État pourrait faire voter une loi autorisant des non nationaux à devenir propriétaires fonciers, étant donné que l’Assemblée lui est totalement acquise.

Alliance PDCI-FPI

« L’alliance PDCI-FPI est-elle possible ?, lit-on la Une de Le Nouveau Réveil. La réponse à cette interrogation est donnée par le secrétaire général du PDCI, Alphonse Djéjdjé Mady. « Le bureau politique avisera. Mais, je pense que quand on parle d’une alliance entre des structures, ce n’est pas par des déclarations sur la place publique qu’on l’annonce. Ça suppose qu’il y a des contacts préalables, ce dont je ne suis pas au courant », a-t-il indiqué. Ecrivant que Djédjé Mady à répondu à Miaka en disant que « au RHDP, il n’y a pas le feu à la demeure », L’Expression poursuit en relevant que « Ouattara met fin aux illusions » en ce qui concerne cette alliance, puisqu’il a déclaré que les présidents de la coalition RHDP peuvent avoir des déclarations « mais le fondement, c’est que nous savons que c’est une grande coalition qui va évoluer et je suis confiant que nous allons pouvoir maintenir et même renforcer davantage le RHDP ». En attendant, il va falloir connaître la position de Charles Konan Banny, présenté comme un potentiel adversaire de Ouattara en 2015. Pour l’instant, il entretient le flou, selon certains quotidiens. Mais hier, son porte-parole a fait savoir que « en tout état de cause, le président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation estime qu’il y un temps pour toute chose », rapporte L’inter.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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