Crise de la nationalité, mariage gay

Un ex-fesciste met Ouattara en garde, la Côte d'Ivoire en danger


27/06/2013
La légalisation du mariage gay en Côte d’Ivoire, le problème de la nationalité et la situation des pro-Gbagbo sont nos sujets dans la revue de presse de ce jeudi 27 juin 2013. Votre portail préféré linfodrome.com vous souhaite la bienvenue et une bonne lecture.

Légalisation du mariage gay en Côte d’Ivoire

La légalisation du mariage gay en France a des répercussions sur la Côte d’Ivoire. « Vers la légalisation du mariage homosexuel en Côte d’Ivoire », titre Dernière Heure. Il prend pour appui la signature entre la France et une association ivoirienne, d’un accord de financement en faveur d’un projet de protection des droits des homosexuels, transgenres et professionnels du sexe. Signature qui s’est déroulée le 25 juin 2013 et qui porte sur un montant de 30 millions. Selon le journal, le réveil brusque des gays est suscité par la révision du code sur le mariage ivoirien, le 21 novembre 2012. Une chose qui aura du mal à passer vu que l’homosexualité est considérée comme un vice par les sociétés ivoiriennes. Pour y parvenir, l’ambassadeur de France a déclaré que « il y a de la formation auprès des forces de police et de sécurité. On s’inscrit maintenant de manière transversale en touchant plusieurs ministères à la fois. Cela renforce l’efficacité de l’action. Masi en même temps, il faut savoir que c’est un long chemin puisque les sociétés ivoiriennes ne sont pas préparer à entendre un certain nombre de discours ». Le promoteur dudit projet qui a rencontré le ministre de la Justice se réjouit : « C’est la première fois que la structure et le ministère de la Justice se rencontrent. C’est vraiment un signal fort, parce que c’est difficile d’avoir un rendez-vous avec le ministère de la Justice », a dit Claver Touré. Pour Soir Info, « avec des millions, la France encourage l’homosexualité ». Car le projet vise à vulgariser les droits des de l’Homme concernant ces minorités sexuelles à Abidjan. Et pour cela des juristes seront formés pour expliquer les droits des personnes discriminées. Vu que des Abidjanais ont menacé de bander les muscles quand ils entendront parler de mariage d’homosexuel en Côte d’Ivoire. Il faut dire que la signature de cet accord a été révélée par RFI.

Palabre autour de la nationalité

Dans une contribution qu’il a fait publier dans la presse nationale, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Bacongo, a réagi sur la problématique de la nationalité en Côte d’Ivoire. Pour lui, la crise sur la nationalité en Côte d’Ivoire qui couvait depuis l’accession du pays à l’indépendance a éclaté avec l’ivoirité. « Et pour cause, le concept juridique de la nationalité n’a jamais été dissocié, sinon pas suffisamment, du concept sociologique d’ethnie et de race. », a-t-il dit. Martial Ahipeaud, ancien fesciste et responsable de parti politique lui répond. Dans Dernière Heure, ce dernier dit au ministre que « en limitant son analyse au champ du droit, le camarade choisit de légitimer une vision politique en ignorant les autres dimensions de la question, notamment anthropologique et sociologique. Si le problème de la nationalité s’est accru, il accuse la carte de séjour introduite en Côte d’Ivoire en 1990 par le Alassane Ouattara, Premier ministre d’Houphouët-Boigny d’alors. « C’est la carte de séjour qui en a fait une cible privilégiée pour une police corrompue », « alors que les populations vivaient sans être ciblées », a-t-il affirmé. Nord-Sud Quotidien a relevé le fait que pour Ahipeaud Martial « dans la plupart des pays africains, c’est le droit du sang qui codifie l’accès à la nationalité ». Voyant dans la démarche du ministre une stratégie électoraliste, Ahipeaud affirme que le concept du « vivre ensemble » des fondateurs du RDR, dont Ouattara est aujourd’hui le président, « n’était pas certainement de donner la nationalité aux étrangers qui ont toujours vécu en paix dans ce pays ne veulent que la paix pour continuer à travailler, pour en faire un bétail électoral à la gloire d’un parti, d’un clan, d’un pouvoir ». En effet, il a fait savoir, rapporte L’inter, que « le changement des lois sur la nationalité répond uniquement à un souci électoraliste puisqu’il (le chef de l’État Alassane Ouattara : ndlr) sait que le vote du premier tour des présidentielles de 2010 ne doit pas se répéter s’il veut gagner les prochaines sans le chantage du PDCI ».

Affaire de Gbagbo et ses proches

Soir Info revient sur le départ « précipité » de Simone Gbagbo de la PISAM, où elle était internée pour des soins, à sa résidence surveillée de Korhogo, le 8 mai 2013. Ce retour avait suscité beaucoup de réactions. Selon le FPI, c’est sous anesthésie que l’ex-Première Dame a été embarquée dans l’avion qui l’a ramenée à Korhogo. Tandis que le ministre de la Justice affirmait que « c’est elle-même, satisfaite, qui a demandé à retourner d’ou elle est venue ». Qui des deux dit vrai ? Un témoin raconte que c’est dans l’avion la ramenant que Simone s’est réveillée et protesté vigoureusement, s’élevant contre les conditions dans lesquelles elle a été sortie de la PISAM. Selon ce dernier, elle a dit que « elle est volée ». Concernant son époux, Notre Voie a publié l’intégralité de la demande d’autorisation d’appel faite par ses avocats pour contester la décision d’ajournement de l’audience. Pour l’avocat principal de Gbagbo, Me Altit, « en réalité, il ne s’agit pas d’un simple ajournement puisque la Chambre demande au procureur de recommencer ses enquêtes et de présenter l’affaire de façon autrement structurée ». Les arguments avancés par le Conseil de l’ex-président ivoirien pour attaquer la décision des juges de la CPI est baptisé « le dossier en béton de Me Altit » pour la libération de Gbagbo.

César DJEDJE MEL

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  • SOURCE: Linfodrome

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