Réveillon de Noel : Maquis et bars cherchent clients


26/12/2013
Seulement quelques clients s’étaient donnés rendez-vous dans plusieurs maquis à Abidjan
La majorité des maquis et bars abidjanais n’ont pas connu une grande affluence à l’occasion du réveillon de Noel 2013. Nous avons fait ce constat lors d’une tournée dans les différents points chauds de la capitale économique ivoirienne, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 décembre 2013.

A Port-Bouet, première commune que nous avons visitée, nous nous sommes rendu au restaurant « Chez Kader ». Là, le propriétaire des lieux, Kouamé kan Kader que nous avons trouvé, devisant avec quelques clients, a fait le commentaire suivant : « Nous avons essayé de faire plaisir à notre petite clientèle en lui faisant du foie gras. Malheureusement, nous ne voyons pas le monde affluer. Mais, il y a eu quelques familles quand même. Cette année est différente des années passées. Je ne sais pas pourquoi. D’habitude, les réservations affluent avant les fêtes ».

Poursuivant notre tour dans les quartiers d’Abidjan avec une circulation des plus fluides, nous arrivons au bar « Solferino » à Treichville. L’établissement est clairsemé. Et, l’on se rend compte rapidement que ce n’est pas l’ambiance des grands jours. Malgré les efforts des Disc-Jockeys, la piste de danse à l’instar de la plupart des salons de l’établissement, reste désespérément vide. Le décor est le même au ''Gouvernement Bar'', situé à proximité du pont Félix Houphouët-Boigny.

Cependant, à en croire M. Blé, propriétaire de la boite, cette situation est due au fait qu’une matinée a été organisée un peu plus tôt dans la journée. Mais, ce manque d’engouement de la part des clients n’a pas été partagé par tous. C’est le cas du maquis « Le Cocktail », situé à Koumassi « 3 Ampoules ». A notre passage sur les lieux, l’espace refusait du monde. A en croire Kablan Etienne, le maître des lieux, cette présence importante de clients dans son maquis est due « à la bonne sonorisation et à la sécurité qui règne au sein de l’établissement ».

Même ambiance à Abobo PK-18 au sein du maquis Choco Fashion d’Abidjan. L’espace qui a ouvert ses portes le 19 décembre dernier rassemble un bon nombre de fêtards. A côté de ces prestataires, il y a ceux pour qui le 24 décembre est un jour ordinaire. C’est le cas de Momo N’Diaye, directeur commercial des résidences Dippoka qui nous a reçu au sein de son établissement situé à Angré. « Nous n’avons pris aucune disposition particulière. Nous avons notre clientèle cible et le 24 décembre n’est pas considéré comme une fête d’adulte. Chez nous, c’est un jour comme les autres », a-t-il indiqué. Il est important de souligner que dans tous les maquis et bars visités, aucun incident n’a été signalé.

Abraham KOUASSI

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Abraham KOUASSI

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  • SOURCE: Soir info

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