Vente illicite de terrain, destitution… : Le chef du village de M’Pouto clarifie tout


30/12/2013
Dans notre livraison du 23 décembre 2013, nous intitulions : « Accusé de vente illicite de terrain ; le chef de village de M’Pouto destitué et remplacé ». Cet article n’a pas laissé indifférente la chefferie traditionnelle avec à sa tête Jean-Paul Agbassi Atcho.

Entouré de Nicolas Akouani Djro (Chargé de la commission suivi et évaluation), Toussaint Agbassi Aké (Responsable de la commission foncière et financière), François Akouani (Vice-doyen d’âge), Alexandre Attébet Dioullo (membre de commission), Yayo Aké (responsable de projet), Joachim Aboussou Abla (Membre de la génération Dougbô) et N’Kpoman Assamoi (doyen d’âge des porte-parole du village), le chef Agbassi a initié une rencontre avec la presse le jeudi 26 décembre dernier, à M’Pouto.

D’entrée, Jean-Paul Agbassi a révélé qu’il n’y a pas eu de vente illicite de terrain dans le village. «Le flanc lagunaire en question qui est le domaine jouxtant la clôture du complexe sportif Sol béni, n’est pas une zone d’extension. Ce site a fait l’objet de vente régulière au bénéfice de feu Haccandi Aka par l’ancienne chefferie Blessué, dirigée par Djrah Adjé Emmanuel, en date du 06 septembre 1985. Le village a alors perçu de l’acquéreur, la somme de 55 millions de fcfa par chèque SGBCI N° 0000841de l’hôtel Palmyre. Et ce chèque a été encaissé par Séké Firmin qui est le chef de fil des activistes du village aujourd’hui », a introduit le chef. Ajoutant que ce domaine a, ensuite, été cédé à TEYLIUM Properties CI par les héritiers de feu Haccandi. Concernant les terrains appartenant à la famille Varlet et Fofana, précise le conférencier, il s’agit d’un bail emphytéotique. «Nous avons adressé un courrier au ministère de la Construction en date du 23 novembre 2009 pour un retour au domaine privé de l’Etat. Nous avons eu gain de cause ; car le village a obtenu 19 lots dans les parcelles des familles Fofana et Varlet assorties de lettres d’attribution au bénéfice du village », a-t-il soutenu.

Dès lors, le chef Agbassi a conclu que la vente illicite de terrains dont on l’accuse n’existe que dans la tête de ses pourfendeurs qui veulent le voir partir de ce poste. « Pour qu’il y ait destitution d’un chef, l’administration mentionne le détournement de fonds publics, le délit d’adultère et l’insoumission aux autorités compétentes. Le tout, soutenu par des preuves irréfutables devant les juridictions compétentes. C’est parce que j’ai refusé de morceler l’espace de Teylium pour le compte du village qu’on manipule une partie des Tchagba Assoukrou, la génération montante », s’est inquiété Jean-Paul Agbassi, qui parle d’un problème de personne dans le village.

A l’en croire, Attégbé Séké Firmin, chef de fil des contestataires, n’est personne d’autre que le fils aîné du patriarche et chef de terre Guillaume Doublan Attégbé qui le manipule. D’ailleurs, a-t-il affirmé, Guillaume Attégbé est à la base des divisions dans le village. Sous le règne des Gnando, a-t-il poursuivi, cette situation a entraîné la succession de trois chefs à la tête du village. De sorte que le patriarche a été suspendu de ses charges au début des années 2000 avant d’être reconduit. «Chez les Atchan, la désignation d’un chef de village répond à une procédure qui a été, fâcheusement, violée. Mais, le préfet qui est informé de toutes ses bassesses a conseillé de ne pas réagir… », a indiqué, pour sa part, le responsable de la commission foncière et financière, Agbassi Aké Toussaint, affirmant que la chefferie de M’Pouto demeure à la barre.

G. DE GNAMIEN

Fac-similié du certificat de propriété de la société Teylium sur le site objet de litige à M’Pouto

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G de Gnamien

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  • SOURCE: L'inter

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