Insalubrité : Pourquoi Abidjan redevient sale


23/01/2014
Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire redevient sale, situation non vécue par les populations, depuis plusieurs mois. Les raisons profondes sont multiples. De fait, selon plusieurs sources, les prestations non payées, malgré les efforts faits par le Gouvernement, finissent par émousser les ardeurs.

Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire redevient sale, situation non vécue par les populations, depuis plusieurs mois. Les raisons profondes sont multiples. De fait, selon plusieurs sources, les prestations non payées, malgré les efforts faits par le Gouvernement, finissent par émousser les ardeurs. Elles atteignent cinq mois, au bas mot. Le fait également que les contrats entre l'Etat et les prestataires soient renouvelables après trois mois, ne donne pas les coudées franches aux prestataires pour avoir suffisamment de garanties auprès des banques afin d'avoir accès à des crédits. Une autre plaie du secteur est la mauvaise organisation de la pré-collecte et de la collecte des ordures, dans le district d'Abidjan.

Les heures d'ouverture et de fermeture de la décharge d'Akouédo, surtout la journée, semblent également ne pas arranger les choses. De fait, en principe, la décharge devrait rester ouverte entre 20H et 6H, puis entre 9H et 15H pour un ratissage. Or, beaucoup de prestataires profitent de cette dernière tranche pour ne plus faire le ramassage à 80 % des ordures, dans la première tranche horaire évoquée. Cela entraîne d'ailleurs des surcoûts, relativement aux heures travaillées qui sont payées doubles, de nuit.

Dès lors, la justification brandie pour ne pas tourner en plein régime, une fois que le soleil se couche, est la raréfaction des moyens, vu que l'Etat ne paie pas rubis sur l'ongle, ce qu'il doit aux prestataires. A ces arguments, il faut ajouter l'heure d'ouverture de la décharge d'Akouedo qui, dans la journée, coïncide avec les embouteillages qui, du coup, font perdre du temps aux prestataires. Le défaut de sensibilisation des populations sur la nécessité de déposer les ordures, dans les bacs, à 17H, fait également partie des éléments qui enrhument le système. Cette situation oblige des agents à passer plusieurs fois, dans une même zone, pour espérer ramasser les ordures.

Dominique FADEGNON

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