Energie électrique/ Adama Toungara: «Pourquoi il était nécessaire de faire un ajustement tarifaire»


03/07/2015
Le ministre du Pétrole et de l'énergie, Adama Toungara(Ph : DR)
Le ministre du Pétrole et de l'énergie, Adama Toungara, a jugé nécessaire l'ajustement tarifaire appliqué dans le secteur de l'électricité, tel que décidé par le gouvernement ivoirien.

« Il s'avère nécessaire de faire un ajustement tarifaire pour soutenir la croissance économique et financière, ainsi que les ambitions que la Côte d'Ivoire s'est donnée en matière d'accès à l'électricité et d'amélioration de la qualité de la fourniture », a indiqué le ministre, hier à son cabinet, lors d'une conférence de presse.

Pour Adama Toungara, avec l'évolution des coûts de facteur, le prix moyen de vente de l'électricité qui est de 65 francs Cfa le kilowattheure est aujourd'hui en dessous du coût moyen de revient de l'ordre de 76 Fcfa le kilowattheure. De son avis, c'est un effort financier estimé à 63 milliards de francs Cfa chaque année que l’État consentait au titre de la subvention. « La réduction de la subvention au secteur de l'électricité dégagera des ressources pouvant servir au financement d'infrastructures éducatives et sociales », a-t-il dit.

Adama Toungara a souligné que ce sont 70 % des consommateurs qui seront faiblement impactés par la mesure d'ajustement tarifaire. De façon concrète, le ministre a fait savoir que les 522 410 abonnés au tarif social représentant 40 % du nombre total ne sont pas touchés par cette mesure. Par contre, les 397 999 petits consommateurs, soit environ 30 % des abonnés connaîtront un ajustement de tarif de l'ordre de 6 %, soit un impact sur leur facture de l'ordre. Quant aux 400 327 gros consommateurs, l'ajustement se situe dans l'ordre de 10 %, soit un impact compris entre 1500 et 15 000 francs par mois. Les 4042 abonnés industriels connaîtront un ajustement de 10 % en 2015. « Les mesures proposées visent à faire payer plus cher les plus gros consommateurs d'une part, et d'autre part à encourager les industriels à travailler le moins possible pendant la période de la pointe de consommation qui se déroule de 18H30 à 24H du matin », a expliqué Adama Toungara.

Par ailleurs, le ministre du Pétrole et de l'énergie a soutenu que ces mesures n'ont pas été prises sur injonction des bailleurs des institutions de bretton Woods( Fmi et Banque mondiale). « La Côte d'Ivoire est un pays souverain. Nous n'avons pas à nous plier aux injonctions », a-t-il martelé, avant de relever qu'une étude la Banque mondiale indiquait qu'il fallait une augmentation de 49 à 72 % pour assurer l'équilibre dans le secteur de l'électricité en Côte d'Ivoire.

Bertrand GUEU

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Bertrand Gueu

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  • SOURCE: L'inter

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